A-026-003

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  • Des interviews exclusives de Dja-Apharou ISSA IBRAHIM, ami et confident de Jacques Baulin, responsable par donation de l’intégralité des documents constituant le fond, et président de l’association sont actuellement publiées dans la rubrique présentation.

  • Les trois ouvrages de J. Baulin : Conseiller du président Diori, La politique africaine d’Houphouët-Boigny et La politique intérieure d’Houphouët-Boigny
    seront disponibles sur le site en version iBook et en version Pdf dès septembre
    2009.



















LA SITUATION AU TOGO


La contrebande est encore plus importante au Togo où, en dépit de l’existence d’une usine qui fabrique 7.500.000 mètres d’imprimés par an


- alors que les besoins du pays sont de l’ordre de 5 à 6.000.000 de mètres - le Togo a importé encore 24.000.000 de mètres du Japon.
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En 1966, le gouvernement avait décidé de permettre l’importation d’imprimés japonais dans la proportion de trois mètres japonais pour un mètre fabriqué sur place.

Résultat ?


L’année dernière, le propriétaire de l’usine avait donné à des importateurs, contre rétribution bien entendu, de fausses attestations de fabrication de 1.000.000 de mètres, ce qui leur avait permis d’importer 3.000.000 de mètres.


L’usine togolaise exporte aussi vers le Ghana, qui

- produit 15.000.000 de mètres de Fancy (à un prix double de celui du Togo)
- consomme 70.000.000 de mètres dont 60 % de Wax.


L’usine togolaise arrive à faire face à la concurrence japonaise en dépit du fait que les droits de douane y sont du tiers de ceux imposés sur les produits japonais en Côte d’Ivoire.


L’usine du Togo a le droit, sans limitation dans le temps, d’importer tous ses écrus pour impression de l’étranger. En contrepartie, elle doit filer et tisser chaque année 800 tonnes de coton.

L’ "EXPERIENCE" DE LA COTE D’IVOIRE


Le représentant d’ICODI a dit que jusqu’en 1966, ICODI importait la totalité de ses écrus d’Asie en franchise.


L’année dernière, ICODI a acheté 50.000 mètres d’écrus par an de Gonfreville, soit 600.000 mètres par an sur une production annuelle de

5.000.000 de mètres, et cette année, elle achètera 1.200.000 mètres sur une production globale de 6.000.000 de mètres.

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La nouvelle entreprise de Fancy qui a été agréée, peut importer des écrus en franchise jusqu’en 1972.


La nouvelle entreprise de Wax, peut importer, pendant 10 ans, 5.000.000 de mètres d’écrus par an en franchise. Au dessus de 60 % doivent être achetés sur place.

RESUME FINAL

Le conseiller de Kaya :
"Est-ce que vous accepteriez que la nouvelle entreprise commune d’impression soit basée sur les mêmes principes qu’ICODI ?"

Varigny :
"Nous voudrions détenir la majorité des parts de la nouvelle entreprise, comme c’est le cas dans ICODI."

ICODI :
" Est-ce que le Fonds ne pourrait pas financer l’étude du projet ?"

Conseiler de Kaya :
" Le Fonds pourrait se charger de la viabilité du site d’implantation".

Thierry Mieg :
" Les " mesures préliminaires demandées par nous sont :


1- " La mercurialisation et la mise en place de droits de douane et de taxes sur les imprimés importés.

2- " La permission d’importer les écrus nécessaires aux imprimés, en franchise pendant un certain temps.

3- " Mesures pour éliminer des concurrents qui pourraient se présenter ultérieurement".

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