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  • Des interviews exclusives de Dja-Apharou ISSA IBRAHIM, ami et confident de Jacques Baulin, responsable par donation de l’intégralité des documents constituant le fond, et président de l’association sont actuellement publiées dans la rubrique présentation.

  • Les trois ouvrages de J. Baulin : Conseiller du président Diori, La politique africaine d’Houphouët-Boigny et La politique intérieure d’Houphouët-Boigny seront disponibles sur le site en version iBook et en version Pdf dès septembre 2009.

L’AFRIQUE A TRAVERS LA PRESSE ALLEMAGNE

NECESSITE DE L’AIDE AU DEVELOPPEMENT

« Generalanzeiqer Bonn » du 9 février 1967 interview de Hans-Jürgen Wischnewski, ministre fédéral de Coopération :

« L’urgence de l’aide au développement est heureusement indiscutée par tous les responsables politiques . Nous avons une responsabilité vis-à-vis des hommes de ce monde et des citoyens de notre pays . Afin de préserver la paix , nous devons prévenir des catastropher provoquées par la faim ; nous devons en même temps utiliser l’aide au développement comme clé pour ouvrir des marchés nouveaux . Une grande nation industrielle comme la nôtre doit s’occuper de marchés d’exportation nouveaux et les préparer » .

« Au total , la République fédérale a fourni entre 1960 et 1966 une aide de trente et un milliards de D. M. Cette somme se répartit comme suit : 48% de fonds publics et 52% provenant du secteur privé » .

« Vorwärts » (hebdomadaires du parti social-démocrate ) du 31 août 1967.

par Karl Grobe :

" Dans les pays industrialisés et hautement développés certaines branches économique luttent contre la surproduction. Leurs marchés sont devenus trop petits, ils ne peuvent plus vendre tout ce qu’ils produisent. Les régions pauvres de la terre sont toujours à l’écart de la circulation économique des pays industrialisés. Les nations pauvres ne peuvent acheter. Ce cercle vicieux ne peut être rompu que par la coopération économique entre toutes les nations.

Des continents qui s’enrichissent peuvent devenir les clients des pays industrialisés traditionnels. La coopération économique ne peut se faire qu’entre partenaires."

« Frankfurter Allqemeine Zeitung » du 19 octobre 1967

par Klaus Natorp

« On ne le soulignera jamais assez : la majeure partie de l’aide publique allemande est représentée par des crédits qui doivent être remboursés avec intérêts. Il ne s’agit donc pas de dons. D’un autre côte, une grande partie de ces crédits est dépensée sous forme de commandes passées à l’industrie allemande. L’argent dépensé dans le cadre de l’aide technique qui n’est pas remboursée sert aussi à acheter des machines et des équipements en Allemagne et à payer des services, des traitements, des salaires qui profitent également à l’industrie allemande. »

« Süddeutsche Zeitung »,München, du 30 janvier 1968

« Dans les pays industrialisés, on se rend copte, de plus en plus que l’aide au développement ne constitue pas seulement un sacrifice nécessaire, mais un excellent moyen pour renforcer des positions politiques et économiques . Le rapport étroit entre l’industrie et la politique de développement a déjà porté des fruits au cours de l’année passée. Dans l’industrie de biens de production, par exemple, l’économie a pu remplacé la chute de la demande intérieure par des commandes d’exportation . »

« Handelsblatt » du 28 juillet 1967

question posée au Parlement sur l’aide au développement.
Reponse du ministére féderal de la coopération.

"bonne au cours des années passées, considérablement assoupli ses positions. Entre 1961 et 1966 les taux moyens d’intérêt des nouvelles promesses de crédit ont été baissés de 4,7 à 3,4 % ; simultanément , la durée moyenne des crédits a été augmentée, elle est passée de 14,5 ans à 21,25 ans. La période exempte de remboursement est passée de 4,50à 6,25 ans. La plupart des pays essaient de remplir leurs obliga-

tions . Dans les cas où des règlements de dettes deviennent nécessaires, il faut essayer d’aboutir à un traitement égal pour tous les pays débiteurs. (Ceci a de nouveau été souligné par le gouvernement fédéral ).

JUGEMENTS SUR LA SITUATION GENERAL DE L’AFRIQUE .

« Passauer Neue Presse » du 18 février 1967

« Les Africaines sont en train de détruire l’économie de leurs Etats. Manque de raison économique, de système et coups d’Etat sanglants les causes de la destruction des progrès par les Blancs. L’avenir est plus sombre que jamais. Ce n’est pas sans raison que chaque année plusieurs milliers d’Africains noirs émigrent en Angola, Mozambique ou Afrique du Sud où les conditions économiques de politiques sont stables . »

« Die Welt » du 20 janvier 1968

« (au moment de l’indépendance) les Etats africaines étaient courtisés par l’est et par l’ouest, le bloc des votes africaines apparaissait une puissance avec laquelle il fallait compter aux Nations-Usines. On prenait au sérieux l’annonce libératrice du »sud blanc", on ne donnait pas cher de la présence du Portugal dans ses territoires d’outre-mer.
Comme les choses ont changé !! Les Etats africains se plaignent aujourd’hui que personne n’écoute plus leurs discours à L’O.N.U. . . . On ne prend plus au sérieux leurs exigences. L’aide au développement a été diminuée partout.
Dans le concert des nations les Etats africaines entre le bloc du sud et Sahara ne comptent plus . . . Ce qui est certain c’est que les Etats africaines se sont surestimés et qu’ils en périssent. L’idéalisme ne suffit pas à la longue. Tous ceux qui ont courtise l’Afrique ont vite compris qu’ils n’ont pas trouvé de vrais alliés.
La concurrence Est-Ouest a beaucoup diminué en Afrique. Le fait qu’on néglige l’importance économique et stratégique de certaines régions de l’Afrique peut avoir des conséquence malheureuses. Mais la région principale le Sud est de

toute façon développé et défendu par les blancs du pays. Sachant cela, on peut, à l’ouest , le condamner moralement de temps en temps et avoir la conscience tranquille.
L’Afrique noire a perdu son pouvoir apparent qui lui a été conféré par la faveur de la situation politique mondiale Maintenant , il faut qu’elle apprenne à trouver toute seule son chemin et sa place dans le monde .

INFLUENCES ETRANGERES EN AFRIQUE

« Weser -Kurier » , Brême, du 3 mars 1967

par Max Meier

FRANCE ET FRANCOPHONIE

« Dans ce monde dominé par les disonnances émanant des complexes de supériorité nationaux et raciaux, il est d’autant plus agréable d’entendre les voix de la raison et de la coneiliation. Et ces vois nous viennent juste des pays dont on les attendait le moins .Des jeunes Etats africaines, libérés depuis peu du joug colonial française s’adressent aujourd’hui à leur ancien colonisateur et lui demandent, en compagnie des autres Etats francophones, de s’unir avec eux dans une association de solidarité réciproque, dont la seule base la langue et la culture commune. »

« Hamburger Abenblatt » du 19 janvier 1968

par Hans Germani

"Ojukwu compte sur le soutien officiel de la France ce même pays qui a refusé d’aider Israel et de l’ami le plus fort dela France en Afrique, la Côte- d’Ivoire. Ce sont ces deux pays qui verraient d’un très mauvais oeil l’expansion de l’Islam jusqu’au golfe de Guinée. Il faut y ajouter le facteur pétrole : les régions pétrolifères du Nigeria l’année passée ont exporté pour 1 milliard de D. M. et se trouvent au Biafra. Un Biafra indépendant et riche en pétrole pourrait être un partenaire important pour le groupe des pourrait francophones d’Afrique.

LA CHINE


« Saarbrücker Zeitung » du 11 janvier 1968

« L’influence de la Chine rouge dans les Etats de l’Afrique occidentale, Guinée, Mali, Mauritanie et Sénégal a augmenté au cours des deux années passées. Beaucoup de projets de développement et livraisons d’armes mais aussi des slogans politiques de Pékin, ont contribué à ce développement. Surtout parmi la jeunesse de ces anciennes colonies françaises Mao est considéré comme » le grand allié dans la lutte contre le néo-colonialisme impérialiste ". Il est l’idole de beaucoup de jeunes.
Aussi dans la capitale sénégalaise , à Dakar , le « petit livre rouge » compte parmi les quelques richesses des jeunes . . . Les « gardes noires » de Mao, parmi II millions d’habitants de cette région ne cachent pas qu’ils approuvent la lutte raciale jusqu’au bout. Mais ils ne veulent pas seulement exterminer les blancs d’Afrique du Sud et de Rhodésie, ils détestent aussi les Russes et les Américains.

A PROPOS DE L’AFRIQUE DU SUD

« INDUSTRIE-KURIER », Düsseldorf, du 14 septembre 1967

« Des experts des questions africaines le savent depuis longtemps : d’autres jeunes pays africains ne sont pas du tout hostiles envers L’Afrique du Sud, pas autant que les conférences panafricaines et les baratineurs de l’O. N. U. essaient de la faire croire au monde. Ces Etats ont ceci en commun : la défense contre le communisme de toute origine qui ne cesse de les attaquer. »

JUGEMENT SUR SEKOU TOURE

« Grafschafter Nachrichten », Nordhorn, du 26 août 1967

par Dr. C. U. Brinyer

"Au fond, il faut s’étonner que toute cette affaire (af-

faire du chalutier ivoirien ), ait suscité si peu d’intérêt en Europe. C’est le ligne de l’isolement de la Guinée. Par ses déclarations inconsidérés antérieures, le Président Sékou Touré a perdu presque toutes les sympathies.
En Afrique même le Président Touré n’a presque plus d’amis. Dans la République voisins du Mali, appartenant comme la Guinée au groupe des pays dits révolutionnaires, on se montre très réservé , depuis que Sékou Touré a fait qualifier à la radio guinéenne, le Chef d’Etat malien de « caméléon ». A l’exception du Liberia , tous les Etats voisins sont hostiles au régime guinéen."

DIVERS CONFERENCES

« Frankfurter Allqemeine Zeitung » du 31 août 1967

Les « 77 » à ALGER

« Quand les délégués des pays en voie de développement se rencontreront prochainement à Alger , ils auront le choix ou bien de décharger leur haîne et leur colère sur les »impérialistes, capitalistes, néo-colonialistes" parce que 1e donateurs sont fatigués d’aider au développement , ou bien de balayer devant leur propre porte , comme l’a conseillé 1e Président Bourghiba. Les Etats africains devraient en effet examiner sans colère ni passion, s’ils ne sont pas pour une bonne partie responsables de l’affaiblissement de l’aide, parce que quelques uns ont construit de grands projets de prestige , offrant ainsi à leurs compatriotes affamés du béton et de l’acier, au lieu de pain.
Celui qui a besoin d’aide ne devraient pas attaquer ceux que sont disposés à l’aider. Car parmi les pays riches il y a encore des sous-développés ."

L’O.C.A.M.

« Frankfurter Alleqemeine Zeitung » du 25 janvier 1968

"Cette limitation à des sujets pratiques d’intérêt commun donna à l’.O. C. A. M. plus de poids et de stabilité qu’ont jamais connu jusqu’ici des organisations purement et essen-

tiellement politiques en Afrique, comme l’ancien groupe de Casablanca groupant des Etats extrémistes ou l ’O. U. A. sui souffrent de leurs contradictions internes ou même qui en sont morts. A Niamey, on adeécidé d’adopter des solutions pratiques n comme la création d’une vétérinaire au Sénégal et une zone de libre échange pour la viande. Par ailleurs, les pays de l’O.C.A.M. ont décidé de défendre leurs termes de l’échange avec la CEE. Ils se plaignent surtout du fait que l’Association, tout en ouvrant les marchés africains aux produits de la CEE, ne donne pas assez de préférences aux pays africains exportants vers les marchés de la CEE, si bien que la concurrence avec les autres pays en voie de développement est dure."

NEW-DELHI « Die Andere Zeitung », Hamburg, du 25 janvier 1968

(journal d’extrème-gauche)

"Des nombreuses déclarations précédant la conférence de New-Delhi , ressort clairement que les Etats pauvres ne sont plus disposer à se contenter désormais d’aumones. Leur compréhension du fonctionnement des structures de l’économie mondiale, s’est accrue, ils ont compris que le haut niveau de vie de quelques Etats repose en bonne partie sur l’exploitation des fournisseurs de matières premières, économiquement et socialement pauvres.
Cette connaissance a abouti au fait que les pays en voie de développement ne se présentent plus en tant que quémandeurs mais qu’ils exigent clairement.
Il s’est développé quelque chose comme la solidarité des pauvres, dont l’unité ne doit pas être sous-estimée, malgré le différences internes apparentes."

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