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  • Des interviews exclusives de Dja-Apharou ISSA IBRAHIM, ami et confident de Jacques Baulin, responsable par donation de l’intégralité des documents constituant le fond, et président de l’association sont actuellement publiées dans la rubrique présentation.

  • Les trois ouvrages de J. Baulin : Conseiller du président Diori, La politique africaine d’Houphouët-Boigny et La politique intérieure d’Houphouët-Boigny seront disponibles sur le site en version iBook et en version Pdf dès septembre 2009.

LE MONDE

27 avril 1977

LA MARÉE NOIRE EN MER DU

Deux spécialistes américains sont montés
sur la plate-forme d’Ekofisk

De notre correspondant

Oslo. --- Deux spécialistes américains de la Société Red Adair , MM. Boots Hensen et Richard Hetterberg , ont réussi , dans la matinée du mardi 26 avril , à monter sur la plate-forme Bravo à Ekofisk , à la faveur d’une accalmie . Le transfert du matériel nécessaire à leurs travaux a commencé . Il est probable cependant que les deux experts devront suspendre leur activité en fin d’après-midi , un nouveau changement de temps étant attendu .

Le vent a empêché jusqu’à présent la pose de barrages flottants autour de la nappe de pétrole , qui a changé de direction et dérive maintenant vers la côte norvégiennes n’ont pas voulu employer des produits chimiques contre le pétrole pour ne pas nuire au milieu marin vivant. Mais s’il s’avère impossible de se servir des moyens mécaniques à cause du vent et des vagues de 5 mètres de hauteur , il sera nécessaire d’attaquer le pétrole avant qu’il n’atteigne les côtes .

A Ekofisk , il y a deux autres plates-formes de production , Alfa et Charlie . La production totale atteint 50 000 tonnes par jour pour une valeur de 20 millions de couronnes (19 millions de francs ) dont l’Etat norvégien reçoit 2 millions . La perte journalière des 4 000 tonnes qui s’écoulent dans la mer représente une valeur de 250 000 couronnes (237 5000 francs ) par jour .

Les réserves du gisement d’Ekofisk sont évaluées à 260 millions de tonnes de pétrole et 320 milliards de mètres cubes de gaz . La profondeur de l’eau est de 70 mètres , le pétrole se trouve à environ 3 000 mètres sous le fond de la mer .

1. Zone norvégienne ; 2. Zone danoise ; 3. Zone ouest-allemande ; 4. Zone néerlandaise ; 5. Zone britanniques .

En attendant des solutions pour limiter des dégâts , l’accident a aussi d’importants développements sur le plan politique . Un <> (éruptions ) au Storting est le titre d’un journal qui décrit la consternation et le choc ressentis au Parlement et qui critique le gouvernement de n’avoir pas pris toutes les précautions nécessaires pour faire face à une telle situation . Il n’y avait pas , sur place , les moyens techniques pour endiguer la nappe de pétrole et commencer à la pomper . On s’étonne aussi qu’il ait fallu chercher des spécialistes aux Etats- Unis pour maîtriser la fulte .

Le gouvernement a décidé de constituer une commission d’enquête indépendante . Il semble certain que le programme pétrolier du pays va être prévu pour l’air prochaines . Des groupes de position politiques , notamment milieux des pêcheurs , ont mandé un délai , compte tenu risques encore trop grands les pêcheries . Ils voient l’accident de la mer du Nord sorte de confirmation de la craintes , et le gouvernement n’osera pas autoriser le début forage avant que la technique soit suffisamment au point pour contrôler des nappes de pétrolier dans des vagues de 4 à 5 mètres de hauteur , qui sont courantes dans la région .

Les Norvégiens ont soud compris le fait que la richesses son prix . Certains préférerai se passer du pétrole au profit la vie traditionnelle . Mais retour en arrière n’est pas possible . L’Etat a déjà investi milliards dans le secteur pétrolier et il faut des revenus pour payer les dettes .

FRANC BJERKOLT .

A la Bourse de Paris

FORTE BAISSE
DES VALEURS PÉTROLIÈRES

L’accident survenu à la plates-forme Bravo a déclenché mouvement de repli à peu général sur les valeurs compagnies pétrolières , intéressées ou non à ces gisements .

Mais l’ampleur de ce mouvement a considérablement d’un marché financier à Relativement faible à Londres ( - 1,4 % en moyenne ) , où l’a tion de la Britishe Petroleum été , toute proposition gardée , plus touchée (- 2,4% ) , la bais des cours a été nettement pl marquées à Wall Street , la diminution des bénéfices de certain sociétés ajoutant son effet celui de la catastrophe . Ce ne quand même pas le cas de Philips Petroleum , dont les profi escomptés devraient être en net augmentation , et qui a fléchi 7,8% d’un jour à l’autre titres pétroliers à New-York n’ayant guère excédé 3% à 4% .

A Paris , en revanche , la baisse a parfois tourné à la déroute Norsk Hydro et Petrofina accusant des pertes de 13% et 12% respectivement dans des marché extrêmement actifs , s’agissan surtout de la première valeur (27 350 titres échangés pour 16,17 millions de francs ).

Les indications en provenance de Bruxelles ont joué pour Petrofina . Mais elles ont été nettement exagérées pour Norsk Hydro , qui à Oslo , a seulement fléchi de 6% .

La Bourse de Paris tend , il est vrai actuellement , a grossir le moindre événement . Les valeurs pétrolières françaises ont , pour leur par , assez nettement accusé le coup , elles aussi , l’Aquitaine perdant 5% et la Compagnie française des pétroles 3,2%

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