Réponse au ministère ivoirien de l’Information
Avant de relever le caractère calomnieux de l’attaque frontale du ministère de l’Information de Côte d’Ivoire, il me faut préciser qu’elle se situe dans un contexte des plus curieux.
Ainsi, vingt quatre heures avant la formation du gouvernement de M. Chirac, un ancien officier de police devenu journaliste me demandait une entrevue pour discuter de mon « action déstabilisatrice en Côte d’Ivoire ». Le lendemain, un gendarme, parmi les plus célèbres, se présentait aussi comme journaliste pour m’entretenir du même sujet. Quarante huit heures encore et paraissait un article intitulé « Foccart de retour » me qualifiant de « plus farouche adversaire d’Houphouët-Boigny » et laissant entendre que « le gouvernement Chirac » s’y intéresserait à bref délai (?). Cet intérêt inusité m’a amené à rétablir les faits, à savoir que j’avais été conseiller du Président de la Côte d’Ivoire, poste dont j’avais démissionné parce qu’hostile à sa politique pro-biafraise, et que je m’étais limité à écrire deux ouvrages de caractère historique.
En réponse, le ministre nie ma qualité de conseiller, ce qui touche à l’absurde. La vieille garde ivoirienne et les diplomates en poste alors savent que j’étais, toute modestie mise à part, non pas « conseiller », non pas un conseiller, mais le conseiller du Président, même s’ils ignoraient souvent, à l’époque, l’étendue des responsabilités multiformes qui m’avaient été confiées et que j’expose dans mes deux livrés précités.
Quant à la raison de mon départ, elle figure dans ma lettre « de démission de mon poste de conseiller » adressée au président Houphouët-Boigny et datée du 23 avril 1969.
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