N-20-073-010

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  • Des interviews exclusives de Dja-Apharou ISSA IBRAHIM, ami et confident de Jacques Baulin, responsable par donation de l’intégralité des documents constituant le fond, et président de l’association sont actuellement publiées dans la rubrique présentation.

  • Les trois ouvrages de J. Baulin : Conseiller du président Diori, La politique africaine d’Houphouët-Boigny et La politique intérieure d’Houphouët-Boigny
    seront disponibles sur le site en version iBook et en version Pdf dès septembre
    2009.
















desservie par les routes existantes et qui est actuellement de 175,000 habitants pourrait progresser à 212,000 en 1980 à la suite de la réalisation du projet.


La construction de cette route aura des effets commerciaux et politiques substantiels, en plus d’améliorer les conditions sociales.


Présentement, la partie Est du Niger est complètement isolée du reste du pays du fait d’un manque de moyens de transport praticables. En reliant les centres ruraux de l’Est et du Centre, la route fera progresser le développement des pêcheries sur le lac Tchad et ouvrira la porte à de nouveaux débouchés à l’intérieur du Niger pour ce genre d’industrie. L’augmentation des échanges commerciaux au niveau national va nécessairement développer la construction de routes supplémentaires régionales. D’un point de vue politique, cela devrait améliorer les communications et les échanges à l’intérieur du Niger, au lieu de favoriser

et développer les activités commerciales avec leurs voisins du Nigéria.


Alors que depuis 1969 le trafic commercial entre Goura et N’Guigmi est plutôt réduit, il est prévu qu’avec l’augmentation du commerce, conjuguée à l’accroissement de la population, cette route contribuera largement à l’expansion du trafic commercial futur.


3.2 CLIMAT


Le climat de la région se classe entre le climat très sec du Sahara et celui du Soudan, avec une moyenne annuelle de précipitation de 350 mm. Ces précipitations ont lieu entre les mois d’avril et d’octobre et atteignent leur maximum entre juin et août. Le nombre total de jours de pluie est de l’ordre de 18 à 50 par année. La moyenne de température varie entre 36° C au mois d’avril et mai et 19° C au mois de décembre et janvier.



Du fait des températures très élevées, l’évaporation est substantielle et peut s’estimer à environ 100 m 3 par hectare et par jour.

3.3 L’EVOLUTION GEOLOGIQUE


3.3.1 Caractéristiques géologiques du tracé :


La Route de l’Unité se trouve à l’extrémité sud-est de la République du Niger, sur la région de Manga. Cette région appartient géologiquement à la cuvette du Tchad. Le lac Paléo-Tchad a été beaucoup plus grand dans le passé. A la fin du tertiaire et au début du quaternaire, le Niger subit un mouvement de relèvement, pendant que s’enfonce la cuvette du Tchad.


Les terrains, et la morphologie, d’âge quaternaire constituent la partie la plus importante en prolongement de ce qui peut être observer en surface au Niger oriental. De très nombreuses observations ont été faites sur les dépôts et les phénomènes du

quaternaire et il n’est pas possible d’en donner le détail ici. Les différents stades de développement des sols pendant cette période géologique se trouvent en détail dans les traités de Fauve (1962) Greigert et Pougnet (1967).


La masse considérable de matériaux déplacés par érosion a sans doute contribué à la sédimentation active des premiers dépôts du bassin tchadien, où le quaternaire repose sur une surface tertiaire déformée et dont la couche pourrait atteindre plusieurs milliers de mètres d’épaisseur. On sait que les dépôts quaternaires reposent, en plusieurs points, surtout dans la partie sud qui nous intéresse, directement sur le Précambrien. Le début de subsidence serait donc relativement récent dans ces régions.


Cette région comporte peut-être plusieurs cycles climatiques marqués par des affaissements et des remblaiements. Le produit en est hétérogène. Le socle

cristallin affleure en deux endroits sur le trajet Gouré-Maine-Soroa à l’ouest de Kadioz et au nord de Boulambe.


3.3.2 Surface géologique :


L’endroit où se situe la route, elle peut être divisée en six régions :


A) Les Hautes dunes N.S.


"( Erg du Marga )", située à proximité immédiate de Gouré, est favorisée par des dunes de sable.


B) Le Mango Plain,


Région qui concerne la partie la plus longue de la route. Sa caractéristique principale consiste en ses nombreuses ondulations topographiques. Le sol est constitué de sable fin, et on rencontre des dunes de sable et de l’argile dans les points bas du terrain.


C) La Surface de la transgression du Kadzall,


laquelle est située à l’Est du Maine-Soroa, à une faible distance de la route. Cet endroit se caractérise par

son sable très fin pratiquement à l’état de poussière qui se trouve particulièrement dans les points bas du terrain.


D) Le Lac Tchad.


Cette région commence à l’Est de Maine-Soroa s’étendant eu Nord-Est jusqu’à l’extrémité Ouest du Lac Tchad. Cet endroit est caractérisé par des dunes de sable et des dépressions argileuses.


E) La Rive du Lac Tchad.


Le voisinage immédiat de la rive est relativement étendu avec une douce inclinaison vers le Lac Tchad. Les catégories prédominantes du sol sont du sable fin avec un peu de sable moyen et de la vase, suivant les endroits.


F) N’Guigmi.


Située entre le Lac Tchad et le centre rural de N’Guigmi, cette région est pratiquement couverte de sable fin.

3.4 Hydro-Géologie


3.4.1 Observations Générales


La recherche de l’alimentation en eau semble pouvoir s’effectuer le long du tracé prévu. Du point de vue hydrologique, on peut distinguer deux régions bien déterminées.


a) La région Ouest de Gove à Maine-Soroa


Cette région renferme une nappe phréatique dont le niveau affleure la surface. D’après les informations obtenues et l’examen des puits existants on peut estimer, en se basant sur la composition des couches géologiques et sur les données hydro-géologiques, que le niveau de la nappe phréatique doit se situer entre 0,5 m et 12 m.
Des indices nous portent à croire que la capacité des puits existants est en régression par suite d’une consommation excessive et d’un phénomène d’infiltration dans le sable. Afin de déterminer la cause de ce phénomène, il serait nécessaire d’effectuer une étude plus approfondie. Actuellement, le débit moyen des puits existants est de l’ordre de 2 m 3 par heure. Ce débit est susceptible d’être accru par pompage si l’emplacement et l’état du puits le permettent.


b) La Région Est (de Maine-Soroa à N’Guigmi)


Du point de vue hydrologique, la région Est est nettement différenciée de la région ouest, suivant une ligne allant de Maine-Soroa à N’Guigmi.
Le niveau de la nappe phréatique varie d’une profondeur de 10 à 40 mètres lorsqu’elle est située à proximité de la surface du sol jusqu’à 300 ou 400 m.
Selon notre évaluation évaluation, et d’après les informations que nous avons recueillis sur les lieux, la capacité de ces puits se situe entre 4 à 6 m 3 à l’heure. Selon les besoins futurs et l’état dans lequel ils se trouvent, on peut penser raisonnablement pouvoir accroître leur débit.


3.4.2 Les Puits


Des approvisionnements d’eau en quantité et qualité adéquates sont un des facteurs essentiels du succès de la réalisation du projet. Pour répondre aux besoins du personnel et du chantier, il sera nécessaire de prévoir des puits sur les sites de chaque base temporaire et même entre celles-ci. L’emploi des puits existants le long du tracé de la route est à conseiller lorsque cela sera possible.

Il y a cependant lieu de prévoir que de nouveaux puits permanents devront être creusés dans la majorité des cas. Certains de ces emplacements devront être prévus de façon à répondre à la fois aux besoins de la construction routière et à l’implantation, dans le futur, des postes d’observation hydrogéologique et des stations météorologiques. L’emplacement des puits devra être conçu de façon à éviter toute interaction d’assèchement réciproque entre ceux-ci ou tout au moins, d’atténuer ce phénomène au maximum. Un plan détaillé sera établi avec soin et donnera toutes les indications sur la localisation des puits, leurs caractéristiques physiques, leur débit... Avant de commencer la réalisation du projet, il sera nécessaire d’entreprendre une reconnaissance de la disponibilité en eau sur le tracé prévu. Elle sera entreprise pendant la phase de formation du personnel Nigérien qui participera à la réalisation du projet.

4.0 DETAILS DE LA RECONNAISSANCE DU SITE


4.1 Topographie et Etudes des Sols


Pendant sa visite au Niger, notre personnel a fait une reconnaissance complète de la topographie des lieux du projet. Durant cette étude, ont été recueillis des échantillons de sols à partir desquels nous avons réalisé nos tests en laboratoire. Les résultats de ces tests, conjugués avec les constations ressortant de notre visite sur les lieux, ont convaincu notre bureau d’étude que le tracé proposé et le structure de la chaussée semblent répondre aux objectifs et paraissent réalisables dans les conditions prévues. A partir de Gouré, le tracé peut être divisé en deux sections. La première de Gouré à Maine-Soroa et la seconde de Maine-Soroa à N’Guigmi.


De Gouré à Maine-Soroa


Dans la première partie de cette section, c’est-à-dire jusqu’à Goudoumaria, on rencontre un terrain principalement sablonneux et ondulé, avec une végétation rare et quelques cultures.

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