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N-21-022-001

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    2009.















NAVIGATION SUR LE FLEUVE NIGER
ENTRE NIAMEY ET WARRI
RAPPORT DE MISSION EN NIGERIA
DECEMBRE 1970


VOYAGE D’ESSAI ENTRE PORT HARCOURT ET GAYA

NEGOCIATION DES RAPIDES DE BAJIBO

NAVIGATION SUR LE FLEUVE NIGER
ENTRE NIAMEY ET WARRI
Voyage d’essai entre PORT HARCOURT et GAYA
NEGOCIATION DES RAPIDES DE BAJIBO
Rapport de mission en Nigéria décembre 1970

I - Préambule

II - Définition et caractéristiques du matériel d’essai

III - Description du voyage

IV - Conclusions

V - Analyse des diverses études et publications
parues depuis 1961 sur la navigation du fleuve Niger.

I - PREAMBULE


Le but de ce voyage d’essai entre Port HARCOURT et GAYA était principalement d’étudier, dans les rapides de BAJIBO, le comportement du matériel existant non adapté à ce genre de navigation en vue de confirmer les caractéristiques de l’architecture navale projetée pour le futur matériel à mettre en oeuvre.


Les caractéristiques du matériel projeté ont été définies dans le rapport établi par la SO.E.R.N.I. le 8.7.70, suite à une mission effectuée sur le fleuve en amont de KAINJI jusqu’en aval de BAJIBO en mars 1970.


Dans cette période, la zone des rapides présentait, (voir §8 : sections AWURU/BAJIBO du rapport SO.E.R.N.I.) au débit de 1080 m3/s, une vitesse moyenne d’écoulement de 14 km/h pour une profondeur d’eau de 3’8".


Au moment de l’essai, suivant les études NEDECO et les informations que nous avions recueillies sur place auprès du NIGER DAMS AUTHORITY, nous aurions dû trouver, au débit de 1600 m3/s une profondeur d’eau de 6’ et une vitesse de courant de 10 à 12 km/h, conditions qui auraient probablement permis le franchissement des rapides.


En réalité, comme dit plus loin, le NIGER DAMS AUTHORITY a bien fourni le débit de1600 m3/s, la profondeur d’eau a bien été de ce fait supérieure à 6’ mais la vitesse du courant était supérieure à 6’ mais la vitesse du courant était supérieure, de 13,5 à 14 km/h au lieu de 10 à 12 km/h annoncée.

II - DEFINITION ET CARACTERISTIQUES DU MATERIEL D’ESSAI


1) Définition
Le matériel utilisé pour cet essai se composait :


a) Pousseur JOSIE
Il a été étudié en 1968 pour une navigation sur le Niger et la Benué suivant les dernières techniques du poussage à faible tirant d’eau.



donc si le camion est moins lourd il serait possible d’obtenir une vitesse bien supérieure à

Il a été conçu pour pousser un convoi de 1500 T à la vitesse économique de 11 km/h par courant nul.


Etant donné que sur les fleuves africains la vitesse moyenne du courant est de 4 km, le convoi pouvait donc disposer à la montée d’une vitesse de 7 km par rapport à la rive et à la descendre d’une vitesse de 15 km. La vitesse moyenne sur une rotation étant de 11 km/h en poussant 1500 T.


La vitesse du pousseur haut le pied est par courant nul de l’ordre de 15 km/h pour une profondeur d’eau réduite sous la coque.


La construction de la coque a été réalisée en Europe en 1969. Les moteurs de propulsion Deutz ont été commandés à l’usine de Cologne et livrés en 1969.


Le pousseur a été mis en service en Juillet 1970 pour assurer la campagne de la Benué qui s’est achevée en novembre 1970.


Au moment de l’essai les moteurs diesel de propulsion avaient 1000 heures de fonctionnement.


b) Barges
Les barges ont été construites en Europe suivant des plans américains.


Bien que n’étant pas destinées à être intégrées au pousseur Josie, les barges ont été réalisées pour les mêmes conditions d’exploitation, savoir vitesse 11km/h. Il suffit pour s’en rendre compte de consulter les courbes américaines DRAVO. Le tracé de la parabole des formes avant correspond bien sur ces courbes à une vitesse de 11 km/h.


Nous considérons que le matériel utilisé en raison de la conception du pousseur était le mieux adapté pour effectuer cet essai.


Nous ne connaissons par ailleurs aucun matériel en service pouvant correspondre aux conditions de navigation dans les rapides de BAJIBO.

II - DEFINITION ET CARACTERISTIQUES DU MATERIEL D’ESSAI

2) Caractéristiques
A - Navigation Port HARCOURT / JEBBA - formation 6 barges en couple



Lond.


Lard.


TE


Dépl. lège


Port en lourd


Dépl. charge


Puissance


Pousseur


15,70


7,00


0,90


60



60 T


468 CH


2 barges AV formées


20,40


18,20


1,50


110


300


410



2 barges milieu rectangulaires


19,20


18,20


1,50


100


300


400



2 barges AR deep transom


20,40


18,20


1,50


110


300


410




75,70


18,20


1,50


380


900 T


1280



(Déplacement charge 1280/468 = 3,17 T par Ch)
(dw 900/468 = 1,92 T par Ch)

B - Navigation Jebba-amont Bajibo village (Mile 594)
formation 2 barges avant en flèche


Pousseur


15,70


7,00


0,90


60



60



1 barge AV formée


20,40


9,10


1,50


55


150


205




56,50


9,10


1,50


170


300


470


468 CH



(Déplacement charge 470/468 = 1 T/Ch )

dw 300/468 = 0,64 T/Ch)

C- Navigation section des rapides - amont Bajibo village M 594 à M 595,2 - formation 1 barge


Pousseur


15,70


7,00


0,90


60



60



Barge


20,40


9,10


1,50


55


150


205




36,10


9,10


1,50


115


150


265


468 Ch


(Déplacement charge 265/468 = 0,57 T/Ch)
(dw 150/468 = 0,32 T/Ch)

III - DESCRIPTION DU VOYAGE
A - NAVIGATION PORT HARCOURT / JEBBA
Convoi 75,70 m x 18,20 m x1,50 m 6 barges chargement 900 T.


Comme indiqué sur le tableau de navigation ci-après, la durée de navigation entre Port HARCOURT et JEBBA a été de 18 jours et la distance parcourue de 701 Miles ou 1128 km.


La distance moyenne journalière a été de 63 km pour 12 à 13 heures de navigation, soit une vitesse de 5 km/h.


Comme on peut le constater sur le tableau de remontant le fleuve et ceci en raison de deux éléments très importants :


1-°) Absence de balisage : la route a dû être recherchée par sondage à la perche, le convoi dans ces conditions naviguait au ralenti.


2-°) Manque d’eau dans le fleuve  : Les études effectuées jusqu’à ce sur la navigabilité du fleuve Niger ont porté principalement sur la section des rapides de BAJIBO où une profondeur d’eau de 6’ peut être assurée par une décharge du barrage de plus ou moins 1600 m3 par seconde.


Il ne semble pas que les experts en hydraulique se soient préoccupés des conséquences que pourrait avoir la retenue des eaux sur l’étiage du Niger en aval du barrage.


Autrefois jusqu’en 1967, avant la mise en service du barrage, la navigation sur le Niger de ONITSHA à BARO s’effectuait sans difficultés jusqu’à fin mars à l’enfoncement de 4’ à 4’6".


Il semblerait que, depuis la mise en service du barrage, ce qui a été confirmé par le voyage d’essai, les décharges actuelles du barrage n’arrivent pas à égaler le volume naturel des eaux du Niger.


Il y a lieu de noter que le débit moyen du barrage a été en décembre 1970 de 1420 m3 par seconde. Le débit de 1600 m3 par seconde a été assuré deux jours avant l’essai de BAJIBO, il a été réduit le soir même à 1400 m3 par seconde pour être ramené à 1240 m3 le 27.12.1970.

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