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N-23B-118

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    seront disponibles sur le site en version iBook et en version Pdf dès septembre
    2009.
















Paris, le 12 février 1969


69-245/hl


Monsieur Amadou GABA
B.P. 368
NIAMEY -Niger-


Cher Monsieur,


Les quatre "papiers" que j’ai reçu de vous, j’en retiens trois et je vous renvoie le quatrième. Celui ci peut servir d’exemple à ce qu’il nous est difficile de publier dans Perspectives Nigériennes.


En effet, il y a très peu de faits. Or, nos lecteurs sont de la catégorie des gens qui en exigent beaucoup en peu de lignes. Comme vous pourrez le remarquer par la lecture de la coupure de "Fraternité-Matin" ci-jointe, il y avait si peu de faits, que nous nous sommes abstenus d’en publier une brève analyse.


Et pourtant le sujet est en or. Voulez-vous avoir l’extrême obligeance de l’approfondi davantage, soit en contactant le ministère des travaux publics, soit Mr Birindelli du FED, ou tout autre organisme, pour compléter votre documentation là-dessus, et nous faire un grand papier. De toute façon je serai à Niamey, pour la conférence de la Francophonie, à partir de samedi prochain. Je ne manquerai pas de vous contacter pour régler le problème financier.


Dans l’attente, je vous prie d’agréer Cher Monsieur, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

NIGER
Le problème de l’eau...


F.Matin
4.12.68


Une nouvelle aide du FED va permettre au Niger de résoudre le problème difficile de l’alimentation en eau de ses habitants.
Dans ce pays saharien, il tombe moins de 800 mm de pluie par an, concentrée sur une brève saison d’hivernage. Pour une population rurale dispersée dans 4 000 agglomérations, les puits traditionnels ne sont que quelques milliers et creusés souvent jusqu’à 80 mètres en raison de la profondeur des nappes aquifères. Dès lors, l’administration nigérienne s’est trouvé dans l’obligation de faire construire des puits modernes dotés d’un équipement approprié aux conditions de fonctionnement en milieu rural, soit sur son budget, soit avec l’aide extérieure et principalement avec celle du F.E.D.


Le fonds Européen de Développement s’est associé à l’effort du Niger en finaçant dès 1959, près de 400 puits. Cependant les équipements en place ne suffisent pas à couvrir tous les besoins. Pour cette raison, le gouvernement du Niger, conscient de la nécessité de l’installation d’un équipement hydraulique définitif du
approfondie des besoins en eau des régions qui en sont dépourvues au Niger.


L’objectif du pays est en effet d’assurer à chaque habitant de ces zones une ration de 30 litres d’eau par jour à moins d’un kilomètre de distance.

LA CONSTRUCTION DE 514 PUITS


La commission de la CEE a approuvé le financement sur les aides non-remboursables accordées par le deuxième Fonds Européen de Développement d’un projet de construction de 514 puits modernes et cimentés d’une profondeur moyenne de 42 mètres et d’un diamètre de 1.80 m avec margelle et pourtours extérieurs pour abreuvoir dans 514 villages de la zone sédentaire.


Ces créations permettront un meilleur approvisionnement en eau des collectivités rurales (les bénéficiaires seront près de 400 000) dont les besoins se sont révélés urgents par une enquête du F.E.D.


Plus de 300 000 têtes de bétail bénéficieront également de cette intervention qui contribuera sans aucun doute à l’amélioration de la productivité de l’élevage dans cette zone.


Inscrit dans le cadre d’un programme de réalisations, entamé depuis plusieurs années par le gouvernement du Niger. Ce projet fait suite à deux projets de création de points d’eau dont le financement a été assuré par le F.E.F. pour plus de 6 millions de dollars et portant sur 545 puits.


Tout récemment, les réserves d’eau du Sahara ont fait l’objet d’une étude d’un groupe de Français, allemands et Italiens pour la mise en valeur de 500 points d’eau.


Amadou Gara
B.P. 368
Niamey


LE PROBLÈME DE L’EAU AU NIGER


Il y a quelques années, lorsque le Président Diori exposait à la nation, les perspectives décennales, il a tenu à manifester, sans équivoque, le désir de son gouvernement de résoudre le problème de l’eau à la fin de la décennie, c’est à dire avant 1972. Cet objectif est en effet d’assurer à chaque habitant des zones qui en sont dépourvues, une ration de 30 litres d’eau par jour, à moins d’un kilomètre de distance.


Ceci, il l’a dit en toute connaissance de cause, parce qu’il sait que l’eau occupe dans le pays, une position prioritaire parmi toutes les priorités. L’eau plus que toute autre richesse est dans l’état actuel des réalités géographiques et sociales, un facteur déterminant qui conditionne le développement général du pays.


Malgré l’effort inlassable que poursuit le Niger pour le creusement des puits et forages, le problème de l’eau demeure encore parce que les puits sont insuffisants et très souvent ils atteignent 75 m. en raison de la profondeur des nappes aquifères


Par ailleurs, le Niger se trouve être un pays où il tombe moins de 800 mm de pluie par an, concentrée sur une brève saison d’hivernage.


Pour toutes ces raisons, l’administration nigérienne s’était trouvée dans l’obligation de fournir un effort supplémentaire en faisant construire d’autres puits modernes dotés d’équipement approprié aux conditions de fonctionnement en milieu rural, soit sur son budget propre, soit avec l’aide extérieure et principalement avec celle du Fonds Européen de Développement.


Le problème de l’eau. . . . . .


Le gouvernement du Niger, conscient que les équipements existants ne couvrent pas tous les besoins a donc trouvé nécessaire de procéder à l’installation d’un équipement hydraulique définitif du milieu rural, avec de nouveau le concours du F.E.D. qui participe aux programmes nigériens depuis l’indépendance de ce pays.


En effet, après une sérieuse enquête sur les besoins en eau des régions qui en sont dépourvues, la commission de la C.E.E. a approuvé voici quelques mois, le financement par le deuxième fonds européen, le projet de construction dans les villages de la zone sédentaire de 514 puits d’une profondeur de 42 mètres en moyenne, avec margelle et pourtours extérieurs pour abreuvoir. Cette action s’inscrit dans le cadre d’un programme de réalisations entamée depuis plusieurs années par le Niger et qui fait suite à deux autres projets de création de points d’eau dont le financement est assuré par le F.E.D. pour environ 1 milliard cinq cents mille francs C.F.A. et portant sur près de 550 puits.


C’est ainsi que le Niger, grâce à la mise en place de structures suffisantes pour promouvoir une politique de création de points d’eau veut adapter la situation qui sur le plan de l’hydraulique humaine, n’est pas conforme à ses besoins.


AMADOU GARBA
B.P. 368 - Niamey
NIGER

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