N-24-023-001

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  • Des interviews exclusives de Dja-Apharou ISSA IBRAHIM, ami et confident de Jacques Baulin, responsable par donation de l’intégralité des documents constituant le fond, et président de l’association sont actuellement publiées dans la rubrique présentation.

  • Les trois ouvrages de J. Baulin : Conseiller du président Diori, La politique africaine d’Houphouët-Boigny et La politique intérieure d’Houphouët-Boigny
    seront disponibles sur le site en version iBook et en version Pdf dès septembre
    2009.















perspective nigériennes


Mensuel - Octobre 1969


Sommaire


Appel aux sacrifices


1


La démocratie nigérienne


2


Statistiques nigériennes


3


Niger-Canada


3


La coopération avec la France


4


Le secteur d’État dans l’économie


4

APPEL AUX SACRIFICES


Durant le mois d’août dernier, le Parti Progressiste Nigérien avait organisé des réunions de cadres dans tout le pays. A la veille de son départ pour le Canada, le Président de la république avait, à son tour, réuni les cadres de Niamey, y compris les officiers de l’armée, et leur avait exposé clairement les difficultés auxquelles faisait face le Niger, par la suite de la progression démographique, de la sécheresse, etc.


Tout en reconnaissant que les traitements des fonctionnaires avaient étaient bloqués depuis de nombreuses années, et que les militaires en particulier " avaient accepté que leurs anciennes soldes françaises soient réduites afin de les mettre en harmonie avec les ressources réelles du pays ", il avait démontré la nécessité de nouveaux sacrifices. Comme d’habitude, avec une franchise brutale si conforme aux traditions de ce peuple de la brousse et du désert en lutte constante contre une nature ingrate, il avait déclaré aux élites de la capitale :


" il faut que l’ État opère sur lui-même les amputations qui s’imposent d’urgence, aussi douloureuses qu’elles puissent être : il vaut mieux se trancher un doit que la main. "


Partant de là, il avait annoncé l’intention du gouvernement de porter l’impôt cédulaire, de 18 à 25 % pour les salaires les plus élevés, car, devait-il relever, " il ne saurait être question de diminuer le revenu de nos frères les plus défavorisés ". Il avait donc demandé aux " fonctionnaires, aux cadres supérieurs de l’armée, aux parlementaires et aux membres du gouvernement dont le niveau de vie est bien supérieur à celui du modeste travailleur et du paysan de la brousse... c’est-à-dire aux privilégiés relatifs, mais privilégiés tout de même ", d’accepter cette augmentation d’impôts.


Deux mois plus tard, le 11 octobre, c’est devant 10 000 citadins réunis au stade de Niamey, que le Président Diori Hamani, faisait preuve de la même franchise, déclarait :


" cette année, nous nous trouvons dans une situation difficile, parce que, en plus des calamités que nous avons rencontrées et qui sont dues essentiellement à la mauvaise saison des pluies de l’an passé, à la mauvaise conjoncture économique internationale, nous sommes arrivés à l’époque, prévue depuis longtemps, où nos investissements publics continuent à faire passer de lourdes charges, alors que nous ne pouvons qu’entrevoir les effets positifs, le revenu de ces investissements : nous sommes dans la position de l’agriculteur qui a semé, qui voit les épis de mil grandir, les épis n’étant pas encore mûrs ; et en attendant la récolte prometteuse, il faut vivre avec courage, sans tendre la main, en se restreignant, en diminuant le repas de chaque jour.


" Et c’est précisément à ce moment que nous voyons apparaître, sournoisement, une certaine campagne de découragement, de défaitisme national ; parce que certaines erreurs ont été commises, parce que certains agents de l’autorité - d’ailleurs en nombre limité - ont eu des défaillances, on dit que la situation est malsaine. Et mon retour anticipé du Canada a donné lieu aux plus extraordinaires interprétations tendancieuses.


" ... pour les travailleurs des villes et, en parti

culier, les agents de la Fonctions Publiques, le gouvernement a prévu une augmentation de l’impôt cédulaire très progressive, frappant jusqu’à 25 % les soldes et les salaires levés, et le moins possible les soldes et les salaires de faible niveau.


" cela ne s’est pas fait arbitrairement, honteusement, dans le silence, mais après une large et très franche consultation des intéressés, dans les administrations publiques et au sein des syndicats, et qui ont courageusement accepté cette diminution provisoire de leur niveau de vie.


" Voilà le démenti le plus net infligé à certains trublions qui, prenant leurs désirs pour des réalités, disent tout bas que le Parti n’est plus le Peuple, et que le gouvernement n’est plus le Parti.


" C’est au nom du peuple et par le peuple que le Gouvernement, chaque jour, lutte contre les spéculateurs, les mauvais citoyens, et les éléments incapables ou néfastes qui, hélas ! déshonorent notre administration.


" De 1962 à 1967, 1 145 sanctions d’ordre administratif ont été prises, dont 83 mises à pied, 26 exclusions temporaires, 696 révocations. Dans le même temps, nos juridictions pénales ont été saisies de plus de 150 affaires dans lesquelles des fonctionnaires et agents administration ont été poursuivis et condamnés pour vol, abus de confiance, émission de chèques sans provision, détournement de deniers publics, faux et usages de faux, concussion et corruption.


" Au courant de l’année 1969, 71 sanctions disciplinaires ont été prononcées, dont 3 révocations, et 17 condamnations pénales sont intervenues contre les auteurs de détournements de deniers publics ; 19 sont en cours d’instruction.


" Ainsi, vous le voyez, le Gouvernement n’entend pas se montrer passif à l’égard de quelques individus néfastes, indignes de servir la Nation, et dont le déshonneur ne peut pas rejaillir sur une Fonction Publique qui maintient sans défaillance ses solides traditions de civisme et d’intégrité.


" et puisque nous parlons de la Fonction Publique, il faut bien dire à certains jeunes trop irréfléchis et trop ambitieux que ce n’est pas par des critiques excessives à l’égard de l’assistance technique étrangère qu’ils servent leur pays : tous les pays africains - et certains mieux favorisés que nous - ayant accédé à l’indépendance nationale, continuent d’avoir recours à l’assistance technique étrangère. Cela ne veut pas dire qu’ils abandonnent l’africanisation de leurs cadres. Nous sommes dans le même cas : chaque fois qu’un ingénieur nigérien, qu’un économiste nigérien, qu’un professeur nigérien est capable d’assumer les responsabilités pour lesquelles il a été formé, chaque fois, dis-je, le gouvernement lui confie ces responsabilités.


" Je voudrais maintenant conclure : le gouvernement, issu du Peuple et soutenu par le Parti, n’a nullement faibli dans le poursuite des objectifs que la Nation a choisis.


" C’est un gouvernement démocratique de par son origine, de par son programme, de par son action.


" S’il est obligé de prendre des mesures sévères, de demander des sacrifices, c’est au nom de la Nation et au profit de la Nation.


" Si le Peuple du Niger veut sortir du sous développement, consolider l’ État, préserver l’indépendance nationale, il faut qu’il continue d’apporter son concours total à son Parti et à son Gouvernement.


" Notre Parti est le Parti du dialogue franc et sincère. La magnifique réunion populaire de ce jour, venant après les conférences des cadres, en apporte une nouvelle preuve. Et il faut que le dialogue d’aujourd’hui se poursuive au sein des comités de quartier, au sein des comités d village.


" Allons, le Peuple du Niger, qui a su surmonter les difficultés passées, saura triompher des difficultés présentes. Il conservera toujours son esprit d’indépendance, sa soif de justice et sa dignité. "

LA DÉMOCRATIE NIGÉRIENNE


Nous avions déjà eu l’occasion de le souligner ( Perspective Nigériennes d’ avril 1969 ), le Niger st l’un des rares pays francophones d’ Afrique où la liberté de la presse n’est pas un vain mot. Il ne se passe pas en effet un jour sans que le Le Temps du Niger ne publie un entrefilet ou un article critiquant telle ou telle administration, ou les résolutions inextenso de l’un des nombreux syndicats " recommandant ", " demandant", " dénonçant ", " réclamant ", voire " exigeant " du gouvernement la satisfaction de certaines revendications. Ces résolutions vont de " la recommandation pour l’aménagement des routes et sites touristiques ", à " l’exigence d’un congé annuel pour tous les travailleurs ".


cette conception éminemment démocratique est d’autant plus caractéristique que le le Temps du Niger est l’unique quotidien du pays, qu’il tire à 2 000 exemplaires seulement est qu’il relève du Ministère de l’ Information.


A l’occasion de la parution de son 1 000 e numéro, ce journal est allé récemment encore plus loin dans la recherche du dialogue en organisant un concours d’un genre nouveau : il a proposé des abonnements gratuits à ceux de ses lecteurs qui lui adresseraient " les critiques les plus pertinentes ".


Les critiques en question, même celles qui n’étaient pas pertinentes, n’ont pas tardé à pleuvoir, et a paraître dans les maigres pages du quotidien nigérien. L’une d’elles a pris même une forme polémique. En effet, M. Ouedraogo Amadou avait écrit une lettre accusant de corruption l’ Inspection du Travail et de la Main-d’ Oeuvre, et lui reprochant d’être " sous l’influence du patronat ". L’administration ainsi accusée, répliquait, toujours dans les colonnes du journal :


" Si M. Ouedraogo a des preuves matérielles ; qu’il les fournisse immédiatement, sinon l’ Inspection du Travail se verra dans l’obligation de le poursuivre en justice pour diffamation. "


Ne se tenant pas pour battu, M. Ouedraogo ripostait en écrivant :


" Tout citoyen a des devoirs, mais n’oublions pas qu’il a aussi des droits. Autant que je sache, la liberté d’expression a été accordée à chacun de nous.... "


Au terme de cette campagne de critique sollicitées, qui devait durer tout un mois, M. Idé Oumarou publiait un article où, tout en regrettant le contenu parfois diffamatoire de certaines lettres de lecteurs, il rappelait à tous : " C’est le Président de la République lui-même qui disait un jour devant nos cadres réunis que lorsque tout le monde est du même avis, c’est que personne ne réfléchit beaucoup. "

STATISTIQUES NIGÉRIENNES


1. LES CRÉDITS DESTINÉS AU DÉVELOPPEMENT


Entre le 1 er janvier 1959 et le 30 septembre 1969, le Niger a disposé pour ses projets de développement, des subventions et prêts que voici :


Crédits alloués
( millions CFA )


Crédits utilisés
( millions CFA )


1959


2 464


1 960


1960


3 301


2 126


1961


2 631


1 862


1962


8 737


2 693


1963


2 779


3 048


1964


3 340


3 017


1965


3 595


3 046


1966


3 567


2 685


1967


4 566


4 286


1968


5 098


3 845


1969


5 512


4 500


Total


45 590


33 068


Sur cette somme globale, les subventions représentent : 38 558 000 000 de CFA
les prêts : 7 032 000 000 de CFA.


Comme on le remarque, une partie de cs fonds, soit 12 522 000 000 de CFA, était encore disponible au 30 septembre dernier.


2. AFFECTATION DES CRÉDITS ALLOUÉS PAR SECTEUR


Études


361 millions de CFA


Agriculture, élevage, génie rural, hydraulique


18 913 millions de CFA


Transports et télécommunications


15 517 millions de CFA


Enseignement et formation


6 032 millions de CFA


Santé


2 392 millions de CFA


Infrastructure Administrat.


2 375 millions de CFA


Total


45 590 millions de CFA


3. ORIGINES DES 33 068 MILLIONS DE CRÉDITS
UTILISÉS DE 1959 À 1969


Budget nigérien


6 836 millions de CFA


Aide française


13 679 millions de CFA


F.E.D.


7 463 millions de CFA


U.S.A.I.D.


1 490 millions de CFA


R.F.A.


917 millions de CFA


Banque Mondiale ( A.I.D. )


422 millions de CFA


Autres aides


2 261 millions de CFA


Total


33 068 millions de CFA

NIGER-CANADA


Notre excellent confrère, le mensuel France-Eurafrique , fait le point, dans sa livraison d’octobre, des relations nigéro-canadiennes.


Dans son article intitulé : " De la francophonie à la coopération", M. J. Brosch étudie d’abord le cheminement de la politique fédérale canadienne ; celle-ci essentiellement " anglaise " au début, s’est engagée résolument dans la voie " bilingue ", suivant en cela la thèse prônée depuis plus de sept ans par M. Trudeau, actuel premier Ministre du Canada.


L’auteur relève ensuite la volonté d’ Ottawa de traduire également dans sa politique d’aide, ce caractère biculturel du Canada qui s’est concrétisé par l’envoi de la mission Chevrier dans certains pays d’ Afrique francophone au début de 1968.


M. Brosch cite aussi comme facteur du rapprochement entre les deux pays, le très grand rôle du Président Diori Hamani dans la préparation - particulièrement ardue du fait des divergences sur la représentativité de certaines délégations - et le succès de la Conférence de la Francophonie réunie à Niamey en février dernier.


Il cite encore la tempête soulevée en décembre dernier par le don de blé canadien et écrit à ce sujet :


" M. Diori Hamani affronte les multiples pressions de certains milieux hostiles à l’intrusion des céréales canadiennes sur le marché de la côte ouest de l’ Afrique et réceptionne le blé. Son refus de prendre en considération autre chose que les besoins de son peuple et l’intérêt de l’économie nigérienne, son rejet de toutes les interprétations politiques fantaisistes que d’aucuns veulent attacher à ce don, lui gagnent des sympathies. "


C’est dans ce contexte que M. Brosch place la récente visite du Président nigérien au Canada et la réception grandiose qui lui a été réservée, avant d’en énumérer les résultats concrets, à savoir la signature de trios conventions par lesquelles le canada s’engage à financer :



" - Jusqu’à concurrence de 1 200 000 dollars, les recherches géophysiques aériennes d’une portion du territoire nigérien, destinées à préciser le potentiel du sous-sol ;


" - l’agrandissement et l’équipement du collège de jeunes filles de Mariama dirigé par les Soeurs canadiennes de Notre-Dame du Perpétuel Secours du Québec. La matérialisation de ce projet coûtera 615 000 dollars au Trésor fédéral :


" - un organisme chargé de la protection des végétaux à Zinder et qui disposera d’un laboratoire spécialisé. Le canada y investira 535 000 dollars. "


Par ailleurs, l’auteur relève dans le communiqué conjoint publié à l’issue de la visite du Président Diori Hamani, l’accord de principe du gouvernement canadien pour aider le Niger à réaliser divers projets et en particulier :



- l’ouvrage hydroélectrique du " W ", qui permettra non seulement de rendre le fleuve Niger Navigable, mais aussi d’irriguer 35 000 ha et de baisser de 70 % le prix du Kwh, ouvrant ainsi la voie à une véritable industrialisation du pays ;


- la " Route de l’ Unité ", destinée à relier la partie orientale du Niger - actuellement isolée faute de route - au reste du territoire national, renforçant ainsi l’unité physique de la nation ;


- un institut bilingue où les Africains anglophones de la côte ouest de l’ Afrique viendront se perfectionner en français et le francophones en anglais.


M. J Brosch termine son article en continuant à énumérer les projets qui seront réalisés avec l’aide du Canada :


" Les autorités canadiennes, écrit-il, ont décidé par ailleurs de coopérer avec le Niger dans une foule d’autres domaines. Ainsi, elles ont accepté de participer à une campagne d’assainissement du bétail en fournissant le matériel nécessaire - y

compris les véhicules - ainsi que les vaccins ; de prendre part à la lutte contre les maladies endémiques ; de mettre à la disposition du ministère de l’ Information et de la Jeunesse des cinébus et autres matériels ; de fournir des produits pharmaceutiques pour compenser le contrecoup, sur ce plan, de la guerre du Nigéria ; de ravitailler, en papier, le ministère de l’ Éducation ; de renouveler l’aide en céréales accordée déjà en 1968 ; de mettre à la disposition du Président trois conseillers économiques et un ingénieur ; d’envoyer un certain nombre de conseillers techniques et d’enseignants suivant les demandes formulées par le gouvernement nigérien ; d’accorder un nombre élevé de bourses à des étudiants et stagiaires. "


Comme on le voit, les perspectives de la Coopération nigéro-canadiennes sont fort belles.

LA COOPÉRATION AVEC LA FRANCE


Durant ces dernières semaines, trois conventions de coopération franco-nigériennes ont été signé à Niamey.


La première, d’un montant de 75 000 000 de CFA, est destinée à permettre l’augmentation du capital de la Société Nigérienne d’ Exploitation des Ressources Animales.


La seconde, plus importante, puisqu’il s’agit d’une aide financière de 619 450 000 CFA, est aussi d’une nature plus complexe. En effet, cette aide servira au financement de toute une série d’opérations intéressant la majeur partie des secteurs de la Nation : elle embrasse en effet :



- la mise en valeur de zones rurales ;


- l’équipement administratif ;


- l’équipement scolaire et professionnel ;


- l’équipement sanitaire et social.


La dernière, signée le 18 octobre, est relative à la fourniture de 30 000 manuels scolaires, de matériels audio-visuels et pour des laboratoires du cycle secondaire.

LE SECTEUR D’ÉTAT DANS L’ÉCONOMIE


Le Niger est sans doute l’ État membre de l’ OCAM où le secteur étatique de l’économie est le plus développé. En effet, à l’heure actuelle, les entreprises d’économie mixte " sont au nombre de 16 et représentent un investissement total de 4 941 000 000 de CFA, pour un capital global de 2 720 000 000. leurs domaines d’activités sont très variés, comme on peut le constater par la liste ci-dessous :



1. SONARA : commercialisation, décorticage et exportation des arachides ;


2. RIZ DU NIGER : usinage du paddy et commercialisation du riz ;


3. SONERAN : exploitation d’installations d’élevage du bétail ;


4. SOTRAMIL : usinage du mil et du sorgho et fabrication de produits dérivés ;


5. COPRONIGER : importation des produits de grande consommation :


6. B.D.R.N. : opérations bancaires et financement du développement ;


7. CRÉDIT DU NIGER : financement de la construction immobilière et de l’équipement personnel ;


8. SONUCI : opérations immobilières ;


9. Société Hôtelière du SAHEL : exploitation hôtelière ;


10. S.N.C. : fabrication et vente du ciment :


11. SONICERAM : fabrication et vente de produits céramiques ;


12. SONIFAME : fabrication de mobiliers et d’instruments agricoles ;


13. S.N.G.T.N. : réalisations de travaux publics et de génie civil ;


14. S.N.T.N : exploitation de transports routiers ;


15. S.N.T.U. : exploitation de transports urbains ;


16. Air NIGER : exploitation de transports aériens.


Pour se rendre compte du rôle capital de ces entreprises d’économie mixte, il convient de relever qu’elles assurent :



70 % des recettes d’exportation du Niger ;


35 % des importations contrôlées du Niger ;


100 % de la production des matériaux de construction ;


100 % du décorticage des arachides ;


100 % des installations du traitement du mil, du sorgho et du paddy ;


60 % des transports routiers :


60 % des crédits à court terme.


Pour donner une idée plus précise encore du rôle du secteur étatique dans l’économie nigérienne, précisons que durant les cinq derniers exercices, la SONARA seule à versé à l’ État :



597 450 938 CFA en 1963-64 ;


516 256 305 CFA en 1964-65 ;


557 288 988 CFA en 1965-66 ;


680 714 332 CFA en 1966-67 :


553 476 292 CFA en 1967-68.


2 905 186 855 CFA


Comme point de repère, il faudrait rappeler ici que le budget de l’ État nigérien pour l’exercice en cours est de l’ordre de 10 milliards de CFA.


Quant à la " Copro-Niger ", elle est seule habilitée à importer des produits de grande consommation, tel que le sucre.


Par ailleurs, un arrêté du 24 octobre 1969, confie à cette même société d’économie mixte, le monopole d’achat de toute la production de gomme arabique de la campagne 1969-1970 du Niger et de son exportation.


Édité par EURAFOR-PRESS, 13 bis, rue Lafitte - Paris ( 9 e )
Pour le Centre d’information du Niger.


Directeur de la Publication : M. Maraval.
Rédacteur en Chef : J. Baulin.


Abonnement annuel : 30 francs


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