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N-25-055-001

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  • Des interviews exclusives de Dja-Apharou ISSA IBRAHIM, ami et confident de Jacques Baulin, responsable par donation de l’intégralité des documents constituant le fond, et président de l’association sont actuellement publiées dans la rubrique présentation.

  • Les trois ouvrages de J. Baulin : Conseiller du président Diori, La politique africaine d’Houphouët-Boigny et La politique intérieure d’Houphouët-Boigny
    seront disponibles sur le site en version iBook et en version Pdf dès septembre
    2009.















Blé

ANNEXE I
LES INCIDENCES DE LA SECHERESSE DE 1968 SUR LA SITUATION ALIMENTAIRE ET LE CHEPTEL AU NIGER

A. CONSÉQUENCE SUR LA SITUATION ALIMENTAIRE

1. Département de NIAMEY : la récolte a atteint à peine le 1/3 de celle de l’année 1967.

2. Dans l’Arrondissement de OUALLAM, 200 villages sur les 236 que compte l’arrondissement sont dans une situation alimentaire critique. Déficit total de vivres dans les cantons de Hamdalaye et Kouré Namaro.

3. TILLABERY : la montée rapide du fleuve a endommagé les rizeries de Tillabéry, d’où une production de riz inférieure à celle de l’année précédente.

4. Département de DOSSO : récoltes médiocres. Production d’arachide ingérieure de 20 % à celle de 1967. Récolte de mil réduite de 30 % à 50 %. En conséquence, le kilo de mil est passé de son prix normal de 9 F à 32 F. Aucun résultat n’a été obtenu des cultures de riz des mares dans les régions de Boboye, Gaya et Doutchi.

5. L’arrondissement de DOUTCHI : qui a eu les meilleurs résultats à la récolte, a enregistré en 1968 les tonnages suivants, de beaucoup inférieurs à ceux de 1967 :




1968

1967


Mil

50.000

75.000


Sorgho

6.000

24.000


Vandsou

18.000

31.000


Haricot

4.000

6.000


Arachides

6.800

7.500


Riz

50

500

A Gaya, après l’attaque des chenilles, la production a été la suivante, en tonnes :




Mil

Sorgho

Niébé

Vandsou

Maïs


1968

300

500

120

500

500


1967

600

800

150

700

700

Pour combler ce déficit alimentaire il faudrait au minimum 5.000 T de mil pour le seul arrondissement de Doutchi.

6. Département de TAHOUA : dans les régions de Ourno, Kallé et Arzérori la récolte a été nulle. La presque totalité des populations de Galma et Gandassamon est en exode à cause du manque de vivres. La région de Bangui doit se ravitailler au Nigéria.

7. Région de KONNI et de MADAOUA

à cause de la sécheresse aucune culture de niébé ne s’est développée.
diminution en 30 % de la production de coton, tandis que pour l’arachide la baisse est de 50 % par rapport à l’année précédente.

8. Vallées de LOUDON et IBAGATTEN

la production de mil et de sorgho a baissé de 40 %. De la sorte, une aide de 6.000 T de mil a été sollicitée pour éviter la famine dans le département, où dans l’ensemble la récolte est le 1/3 de l’année précédente.

9. Département de MARADI

Près de 50 % des cultures ont été endommagées (sécheresse des mois de Juillet et Août).
La production de sorgho est de 60 % inférieure à celle de 1967.
Diminution de 30 à 35 % de la production d’arachide et de coton
Manque d’argent dans toute la région

10. Département de ZINDER
Quoique étant le seul département ayant pu maintenir l’équilibre, on note les baises suivantes de production en tonnes :




Mil

Sorgho


1968

51.650

10.500


1967

60.500

13.500

Secteur de Magaria : récolte déficitaire à Dantchiao, Ouzcha, Dungaso et Gouchi.

11. Département de DIFFA

Région de Sayan : récolte nulle

Mainé-Soroa : 71 villages à Mainé et 41 à Goudoumaria n’ont presque rien récolté cette année, d’où période de soudure très difficile.

Komadougon : le secteur de la Komadougon manque totalement de mil et de sorgho.

12. Département d’AGADES : la pénurie alimentaire dans tous les départements de l’Est a obligé ce département à vivre de l’importation.
L’action de secours du Gouvernement n’a pas pu rétablir la situation et les 7.250 T de sorgho de l’US-AID et de PAM n’ont suffit qu’à une proportion infime de la population.

B. LES EFFETS SUR LE BETAIL



1. Mortalité chez les bovins

Vaches âgées : cette catégorie d’animaux aurait perdu de 80 à 100 % de ses effectifs. Ces pertes représentent de 2 à 3 % du troupeau.

Vaches en lactation ou gestantes : les pertes seraient comprises entre 5 et 15 % de la catégorie, soit 2 à 4 % du troupeau.

Taurillons, génisses et taureaux : plus aptes à résister, la mortalité ne dépasserait pas 5 % de leurs effectifs, soit 2 % du troupeau.

Les veaux : de la naissance à un an, ils constituent la classe la plus touchée. La mortalité varierait de 40 à 60 %, mais il convient de rappeler qu’en année normale cette d’âge perd de 30 à 40 % de ses effectifs selon les mondes d’élevage (nomade ou sédentaire).

Une première estimation globale, situerait entre 7 % et 15 % de l’effectif la mortalité bovine imputable à la sécheresse début juin.

2. Mortalité chez les petits ruminants


Mortalité ovine en Juin : de l’ordre de 145.000 têtes pour un effectif de 1.600.000 bovins, soit 9 % de l’effectif (selon les renseignements fournis par les départements de Niamey, Dosso, Diffa et Agades)

En étendant cette première estimation à l’ensemble du cheptel national (4.200.000 têtes), les pertes totales du cheptel bovin seraient de l’ordre de 380.000 têtes, soit approximativement : 150.000 veaux (40 %) ; 95.000 vaches laitières (25 %), 95.000 vaches âgées ; et 40.000 bovins des autres catégories (10 %).

Evalués aux cours de l’année 1968, ces animaux représentent un capital de 2.055 millions de francs.

En ce qui concerne les petits ruminants, il est permis d’évaluer à 5 % pour l’ensemble du pays la diminution du troupeau en raison de la sécheresse soit par mortalité soit par abattage en dernière limite, ce qui représenteraient 115.000 moutons et 290.000 chèvres d’une valeur de 400 millions de francs aux cours de 1968.

L’effritement des cours du bétail, dû à l’abandon de l’offre, aggravé d’ailleurs par le manque d’intérêt des commerçants qui n’auraient pu acheminer les bêtes achetées vers les centres de consommation, où, de leur côté, les bouchers refuseraient l’achat d’animaux à carcasses inexploitables.

L’impossibilité d’écouler la majeure partie du bétail commercialisable, si ce n’est pas à très bas prix, a privé les éleveurs d’une recette qui avoisinerait 30 % des ventes habituelles.

Sur les marchés des zones les plus défavorisées, les prix pratiqués ne représentaient souvent que le tiers de la valeur attribuée en 1968, voire le quart parfois le dixième.

Le manque à gagner au cours du 1er semestre 1969 peut être estimé à 500 millions de francs.

La production laitière commercialisée, qui était estimée à 1.200 millions de francs en 1964, a souffert une perte de 400 millions de francs au moins, soit vraisemblablement plus du tiers.

Le dernier point à retenir dans cette situation calamiteuse est le problème de la reconstitution du cheptel après cette campagne de sécheresse.

En effet, la mort des vaches reproductrices, ainsi que les nombreux avortements constatés et la disparition d’un fort pourcentage des veaux de l’année modifieront considérablement la structure des troupeaux dans les années à venir.
Sans modification des conditions sanitaires actuelles il n’est pas permis d’espérer retrouver l’effectif antérieur avant huit ou dix ans.

L’impératif de reconstitution du troupeau impliquera alors l’adoption d’une série de mesures dont :

La protection sanitaire du troupeau : la reconstitution de l’effectif ne pouvant être assurée que par les jeunes, une action sanitaire plus étendue sera nécessaire afin de réduire la pathologie actuelle de ceux-ci/

Moyens nécessaires à l’action sanitaire : le besoin urgent de protection sanitaire du troupeau implique entre autres l’affectation aux équipes mobiles de l’Elevage des moyens nécessaires pour intervenir, vacciner et traiter (véhicules, matériel de conservation des vaccins, médicaments et produits biologiques).

La lutte contre le parasitisme, responsable de la mort de 15 à 25 % des jeunes bovins, trouve maintenant sa pleine justification.

ANNEXE II
NIGER COMMERCE EXTERIEUR
EXPORTATION DES PRINCIPAUX PRODUITS DE
1965 A 1968


QUANTITE : TONNE


PRODUITS

1965

1966

1967

1968




12 mois

12 mois

12 mois

9 mois


TOTAL

178.271

229.885

337.580

132.692


dont :










Bovins poids

20.172

18.364

17.734

12.059


Nombre de têtes

49.524

61.212

59.114

40.530


Ovins caprins poids

1.971

1.945

1.220

382


Nombre de têtes

61.801

102.376

64.198

20.122


Poissons séchés, fumés, salés

71





64


Oignons

4.029

3.568

3.028

2.107


Haricots

14.416

4.102

5.713

10.569


Mil

13.263





59


Arachides décortiquées

86.402

163.567

285.521

93.404


Huile brute d’arachide

4.811

8.789

7.481

3.792


Tourteaux d’arachides

6.755

16.307

7.484

5.506


Cuirs et peaux

555

435

352

317


Peaux de reptiles

9

5

1

1


Coton en masse égrené

1.905

2.039

2.588

713


VALEUR : MILLIERS DE FRANCS CFA


PRODUITS

1965

1966

1967

1968




12 mois

12 mois

12 mois

9 mois


TOTAL

6.249.962

8.574.398

6.301.028

4.450.226


dont :










Bovins poids

(806.892

(734.544

(709.368

(486.360


Nombre de têtes

(

(

(

(


Ovins caprins poids

(20.801

(214.988

(134.837

(42.291


Nombre de têtes

(

(

(

(


Poissons séchés, fumés, salés

6.317





14.445


Oignons

64.470

55.395

48.955

41.965


Haricots

497.864

125.414

171.390

317.058


Mil

15.242





948


Arachides décortiquées

3.059.813

5.330.131

3.782.564

2.638.663


Huile brute d’arachide

283.463

661.388

530.597

329.649


Tourteaux d’arachides

93.196

213.391

108.457

78.117


Cuirs et peaux

142.176

114.507

89.175

67.212


Peaux de reptiles

16.623

521

970

110


Coton en masse égrené

262.207

500.022

360.803

95.621

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