CENTRE D’INFORMATION DU NIGER
TAITBOUT 59-58
50-40
LE DIRECTEUR
le 27 mai 1972
13BIS, RUE LAFFITTE
PARIS - IXe
I - LA SITUATION SUCRIERE ACTUELLE
1. Sur le plan mondial
Selon le Dr Viton, responsable des questions sucrières à la FAO :
- a. Le monde risque de manquer de sucre en 1980, époque à laquelle la demande atteindra 93 à 95 millions de tonnes soit une augmentation de 30 % par rapport à 1970 (contre 46 % entre 1960 et 1970).
- b. Les prix vont aller en augmentant, car le déficit augmentera. Par ailleurs, les cours mondiaux sont passés de 5 à 9 cents la livre.
2. Sur le plan de l’Afrique Occidentale Française
- a. La production sucrière dans les pays voisins du Niger en est encore à ses débuts. Ainsi :
- en Haute Volta, il n’existe qu’une usine d’agglomérés qui transforme les granulés importés en morceaux ;
- en Côte d’Ivoire, le projet sucrier - 43.000.000 de dollars d’investissements - débouchera sur une production limitée à 50.000 tonnes, incapable donc de satisfaire ses propres besoins ;
- au Mali, il y a un projet chinois de sucrerie de 30.000 tonnes ;
+ projet 3 usines - au Nigeria, l’usine de Bacita n’arrive pas à couvrir les besoins du pays qui peut devenir un marché pour le Niger, dès le redressement de sa monnaie.
projet plaine du Mono
- b. La consommation moyenne
en 1969 était évaluée à :
Mali
4,700 kgs par hab./an
Haute Volta
2,300 kgs par hab./an
Niger
3,500 kgs par hab./an
Dahomey
3,800 kgs par hab./an
Togo
3,200 kgs par hab./an
En fait, du moins en ce qui concerne le Niger, ce chiffre de 3,500 kgs est sous-évalué, car il est fonction des seules importations officielles
3. Sur le plan nigérien
Les besoins actuels du Niger ont été évalués à 15.000 (+ ou - 18.000) tonnes de sucre dont :
- 4.000 tonnes en granulés,
- 5.500 tonnes en morceaux,
- 5.500 tonnes en pains.
Pour les même raisons qu’indiquées ci-dessus, le chiffre de 15.000 tonnes paraît sous-évalué.
Il faut tenir compte également, dans le cas du Niger, comme dans ceux du Mali et de la Haute Volta - pays sans littoral, éloignés du bord de l’océan - des frais élevés de transport.