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LE MONDE - 4 octobre 1972 — Page 33

A VIE ÉCONOMIQUE


ÉNERGIE


EN ÉCHANGE D’UN « TRAITEMENT SPÉCIAL »


L’Arabie Saoudité propose de garantir à long terme
l’approvisionnement des États - Unis en pétrole .


L’Arabie Saoudite est prête à garantir « un flux continu » de pétrole vers les Etats - Unis, en échange d’un « traitement spécial » </s - sur ces importations et de la possibilité pour les Saoudiens d’investir dans l’industrie pétrolière américaine , a officiellement déclaré dimanche à Washington Cheikh Zaki Yamani , ministre du pétrole de ce pays.


La proposition de M.Yamani , qui si elle était acceptée , modifierait de façon sensible l’équilibre du marché pétrolier mondial , a été aussitôt qualifiée d’« extrement importante » par M. James Akins , directeur du département de l’énergie . Il a déclaré que celle-ci devrait faire l’objet d’un examen « très soigneux » de la part des Etats-Unis .


LE « traitement spécial » que demande l’Arabe Saoudite est en fait une exemption totale des droits de douane sur les produits pétroliers saoudiens entrant aux Etats-Unis . Cette éventualité n’est pas du goût de tout le monde et surtout pas des pétroliers américains , mais les Etats-Unis trouveraient plusieurs avantages à accepter l’offre saoudienne .


En premier lieu , celui d’assurer ainsi leurs approvisionnements et d’éviter une possible pénurie d’énergie , qui , après le Vietnam , est devenue la principale préoccupation de l’opinion américaine . Washington s’attribuerait ainsi contractuellement un quasi - monopole sur les réserves de ce pays qui représentent environ la moitié du« brut » récupérable dans le monde non communiste . Cet atout serait considérable pour les Etats-Unis , qui sont en passe de devenir le plus grand importateur mondial de pétrole et qui - prévoit-on - devront acheter à l’étranger , en 1980 , près de la moitié de ce qu’ils consommeront alors , soit environ 600 millions de tonnes de pétrole par an .


En second lieu , la proposition l’investissements saoudiens aux Etats-Unis faite par M. Yamani donnerait à Washington l’occasion de récupérer une partie par l’accumulation des revenus pétroliers , ce qui aurait au moins trois principaux avantages : ces capitaux aideraient largement au financement des projets de raffineries à construire d’ici à 1980 aux Etats - Unis et qui représentent quelque 500 milliards de dollars ; le retour d’une partie de ces capitaux aux Etats -Unis épargnerait la balance des parlements américaine , qui devrait sans cela supporter une dépense annuelle de 10 milliards de dollars en 1980 pour les achats de « brut » ; enfin , les capitaux investis aux Etats -Unis cesseraient de système monétaire international .


Les Américains sont conscients du fait que le meilleur moyen de garder un contrôle politique efficace des zones de production du Moyen-Orient est sans doute de commencer à considérer les pays producteurs comme des partenaires plutôt que comme des colonisés . La participation sous toutes ses formes est la meilleure voie pour intégrer certains régimes féodaux dans le circuit économique de l’impérialisme et désarmer , au moins au niveau des dirigeants, les velléités par trop nationalistes . C’est pourquoi notamment les compagnies pétrolières paraissent désormais disposées à céder - à un terme plus ou moins éloigné - 51% de leurs capital local aux Etats producteurs yeux permettre de retarder - sinon d’éviter définitivement - le danger , beaucoup plus grand pour leurs intérêts , de la nationalisation. — C. H.


LES IMPORTATIONS DE « BRUT »
DE L’EUROPE S’ÉLÈVERAIENT
A 75 MILLIARDS DE FRANCS
en 1975


Caracas (A.F.P.) — Les revenus pétroliers des pays membres de l’OPEP ( Organisation des pays exportateurs de pétrole ) s’élèveront en 1975 à 18 500 millions de dollars ( 92,5 milliards de francs) , estime le ministère vénézuélien des mines et hydrocarbures .


De cette estimation , il ressort , selon le ministère vénézuélien , que pendant la même période les importations européennes de pétrole les importations européennes de pétrole augmenteront de quelque 5 500 millions de dollars (27,5 milliards de francs ) pour atteindre 15 500 millions de dollars ( 75 milliards de francs).

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