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    2009.















QUE ET SOCIALE



14-27/1/77


Les contrats franco-saoudiens


MIRAGES NUMERIQUES


Les pays pétroliers donnent le plus souvent naissance à des mirages numériques. Il en fut ainsi, semble-t-il, los du récent voyage présidentiel en Arabie Saoudite. Evoquant le 25 janvier, à Ryad, le montant des contrats conclus en 1976 par la France avec ce pays, M. Giscard d’ Estaing a cité le chiffre de 8 milliards de francs. Le même jour, dans la même ville, le ministre du commerce extérieur, M. Rossi a indiqué au micro de France-Inter que ces contrats atteignaient près de 4 milliards de francs. Qui croire ? Que croire ?


Une différence du simple au double, qui ne saurait provenir d’ une simple erreur d’ addition, mérite un effort de "clarification". Dans les dossiers préparés par le ministère des affaires étrangères figurait le chiffre cité par le président de la République. Ceux établis par le ministère de l’ économie et des finances faisaient, quant à eux, mention de 4,5 milliards de francs, ce qui est relativement proche du montant évoqué par M. Rossi.


Il semble bien que les économistes aient raison contre les diplomates. Le score de 8 milliards résulterait d’ une "fausse interprétation" d’ un accord conclu entre Ryad et Paris en août 1976 sur l’ extension du réseau de télévision couleur de l’ Arabie Saoudite. Il ne s’ agissait que d’ un contrat d’ assistance . La distinction entre ce contrat d’ assistance et le programme lui-même de 3,7 milliards n’ avait pas, à l’ époque, été clairement établie. Sur la foi d’ un communiqué peu précis, la presse et le Monde avaient donné une interprétation inexacte des faits (le Monde du 7 août). la société française intéressée ayant été simplement chargée de préparer les dossiers techniques et de mettre au point la consultation. Les travaux, pour un montant estimé à 3,7 milliards de francs sur plusieurs années, seront confiés à des entreprises étrangères, françaises ou autres, en fonction du résultat d’ appels d’ offre internationaux.


Il paraît regrettable en tout cas que les responsables officiels ne se concertent pas mieux entre eux et que le "décollage de la coopération franco-saoudienne", évoqué par le chef de l’ Etat, se présente comme abusivement vertical. Dans cette chasse gardée américaine que constitue l’ Arabe Saoudite, où les Japonais se sont également taillé une large place - les deux pays industriels représentent environ 40% des importations du pays, - la France se situe jusqu’ici, avec environ 4% du marché, sur le même pieds que l’ Italie, derrière l’ Allemagne fédérale et la Grande-Bretagne. Le MOCI (Moniteur du commerce international), organe du extérieur, parlait à ce propos d’ un "retard difficile à combler". - M. B.


La Compagnie française des pétroles et Elf-Aquitaine viennent de préciser, dans un communiqué, les conditions du contrat qu’ elles ont signé en Arabie Saoudite avec la société nationale saoudienne Petromin. L’ accord porte sur une période de trois ans (1977 à 1979) et sur une quantité totale de 262 500 000 barils, soit environ 12 millions de tonnes par an. Il a été conclu au prix de vente officiel de l’ Arabie Saoudite, soit 93% du prix affiché. Ce nouveau contrat fait suite à celui que les deux sociétés françaises avaient passé fin 1973 et qui avait expiré le 31 décembre 1976. Petromin avait livré successivement 6,9 et 12 millions de tonnes de "brut" aux compagnies françaises et il était entendu que le rythme de croisière de ce contrat serait de 12 millions de tonnes par an.

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