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    2009.



















12/3/77

EQUIPEMENT
QUALITÉ DE LA VIE


Manifestations et protestations syndicales marquent le début des travaux à la centrale atomique de Flamanville (Manche)


De notre correspondant


Cherbourg. - Les organisations syndicales C.G.T. et C.F.D.T. de la Manche viennent d’élever une vive protestation contre l’occupation du site de la future centrale nucléaire de Flamanville par un escadron de gendarmes mobiles. De son côté, le Comité régional d’information et de lutte antinucléaire (CRILAN) signale que l’E.D.F. commence les travaux alors que les études d’impact écologique ne sont pas achevées, que le tracé des couloirs de lignes à haute tension n’est pas rendu public et que l’utilité publique n’a pas été officiellement déclarée. - L’utilisation des forces de l’ordre pour pénétrer dans le site est la preuve que la société nucléaire est une société policière-. ajoute le communiqué.


Face-à-face sur le site allant presque jusqu’à l’affrontement, occupation du chantier par les gendarmes mobiles, manifestations de rue à Cherbourg : la construction de la centrale de Flamanville commence dans la confusion.


Pour l’E.D.F., les choses sont claires. C’est au pied des falaises de Flamanville (proches du cap de la Hague et du centre de retraitement de combustibles irradiés) que ses ingénieurs ont résolu d’installer plusieurs réacteurs à eau ordinaire de très grande puissance (1 300 mégawatts). Il faut d’abord faire sauter la roche sur une longueur de 1 000 mètres, puis réaliser sur la mer une vaste assise rocheuse et un port artificiel. A la suite de l’enquête publique, les commissaires enquêteurs ont donné un avis favorable à condition qu’avant la fin du premier semestre 1977 une étude précise des couloirs de lignes à haute tension leur soit présentée.


Les opposants à la centrale répondent par une détermination qui va en se renforçant. Le référendum organisé à Flamanville en avril 1975 leur avait été défavorable. N’importe : ils entendent manifester jusqu’au bout leur mécontentement et organisent des manifestations sur le site.


Lorsque les entreprises de travaux publics se sont présentées pour ouvrir le chantier, l’opposition s’est encore durcie. En février, les engins et leurs conducteurs ont trouvé la route obstruée par un barrage de rochers étroitement gardé. Ce sont alors les partisans de la centrale qui sont intervenus. Groupés derrière leur maire, commerçants, artisans et ouvriers de l’ancienne mine de fer de Diélette ont échangé quelques horizons avec les étudiants, enseignants et agriculteurs qui disent "non".


Bulldozers et gendarmes


Devant l’échauffement des esprits auquel la proximité des élections municipales n’est évidemment pas étrangère, le sous-préfet de Cherbourg a décidé de faire intervenir les forces de l’ordre. Mardi 8 mars, les engins des entreprises travaillant pour l’E.D.F. sont arrivés précédés de bulldozers qui ont bousculé les barrages et escortés d’un escadron de gendarmes mobiles.


Cette opération, exécutée a l’aube, a surpris les occupants du site, qui n’étaient qu’une vingtaine. Mais mercredi, la réaction a été massive. Environ huit cents manifestants adhérents du CRILAN se sont présentés aux abords du chantier. Renonçant à affronter les gendarmes, ils ont fait volte-face et ont organisé un raid automobile sur Cherbourg, bloquant la circulation.


Le centre de distribution de l’E.D.F. a été envahi par les manifestants. Au passage, un ancien ministre, M.Hubert Germain, candidats R.P.R. à Cherbourg sur la liste de la majorité, a reçu des jets de peinture. Les manifestants ont achevé la soirée devant l’hôtel de police sans provoquer de réaction des forces de l’ordre et se sont dispersés sans incident.


RENÉ MOIRAND.


TRANSPORTS


La centrale syndicale américaine A.F.L. - C.I.O. apporte son appui à Concorde


Où entreposer sans danger les déchets nucléaires de la République fédérale d’Allemagne ?


De notre envoyé spécial


Gorieben (Basse-Saxe). - "Aujourd’hui parc naturel, demain dépotoir atomique." "Une grande pancarte placée au centre du village rappelle que Gorieben a été choisi à la fin du mois dernier par le gouvernement de Basse-Saxe pour accueillir l’usine de retraite.nent des combustibles irradiés dont la République fédérale est obligée de se doter au cours des prochaines années si elle veut mener à bien son programme nucléaire. Gorieben, cinq cents habitants, à 5 kilomètres de l’Eibe, qui marque ici la frontière avec la République démocratique allemande était jadis un village de pêcheurs et de mariniers. Il a aussi la "chance" de posséder d’anciennes mines de sel "formidables pour le stockage des déchets nucléaires", dit M Albrecht, ministre-président de Basse-Saxe.


Mais Gerieben n’est pas sensible à l’honneur d’avoir été choisi parmi quatre sites possibles "Nous sommes très déçus", déclare le maire du village, un paysan qui se cache pourtant pas sa sympathie pour le gouvernement chrétien-démocrate de Hanovre. Dès que la décision a été connue, la protestation s’est organisée. Les paysans de la région ont défilé avec leurs tracteurs, et les comités de défense de l’environnement préparent une grande manifestation - "comme à Brokdort" pour le prochain week-end.


Les adversaires du projet avancent trois arguments : la technique n’est pas sûre ; l’agriculture et le tourisme fuiront une région déjà sous-développée ; les trois ou quatre mille emplois qui seront créés seront occupés par des personnes extérieures au pays.


Un choix provisoire


Le chef du gouvernement de Basse-Saxe est circonspect. Il ne veut pas commettre les mêmes erreurs que son collègue du Schleswig-Hoïstein et faire intervenir tout de suite sa police (Le Monde du 19 février). "Le choix de Gorleben est encore provisoire et aucune décision définitive ne sera prise avant dans deux ou trois ans". a-t-il dit au comité de défense de l’environnement qu’il a tenu à recevoir déjà plusieurs fois M.Albrecht ne manifeste lui-même aucun enthousiasme.


En mettant en avant Gorleben de préférence aux trois sites envisagés par le gouvernement précédent, il a même peut-être - bien qu’il s’en défende - joué un mauvais tour aux dirigeants de Bonn qui le pressaient de prendre une décision. Ceux-ci, en effet, sont très réticents sur le choix du site à cause de la proximité de la République démocratique allemande. De difficiles négociations seront nécessaires avec Bellin-Est car la sécurité exige des mesures de la radioactivité dans un rayon de 20 à 30 kilomètres, c’est-à-dire jusque sur le territoire est-allemand. "Ou bien ces installations ne présentent aucun danger et la proximité de la R.D.A. est sans importance, a répliqué M.Albrecht, ou bien elles sont dangereuses et nous s’en voulons pas du tout."


D.Vt.


PÊCHE


AJOURNEMENT
DES NÉGOCIATIONS
ENTRE L’U.R.S.S. ET LA C.E.E.


(De notre correspondant.)


Bruxelles (Communautés européennes). - Après quatre jours de débats, les négociations en vue de la conclusion d’un accord de pêche entre la Communauté et l’U.R.S.S. ont été suspendues jeudi soir 10 mars. Elles reprendront le 19 avril à Bruxelles.


Les deux parties s’efforcent de mettre au point un accord à long terme précisant selon quels critères les droits de pêche seront désormais accordé. Mais les Soviétiques ont demandé à savoir quelle serait pour eux, la traduction concrète en 1977 (tonnage des captures et nombre de bateaux autorisés) des critères que l’on envisage d’inscrire dans l’accord. La délégation de la Communauté, qui n’avait pas de mandat précis à ce sujet, n’a pas été en mesure de leur répondre.


Les pourparlers engagés avec la République démocratique d’Allemagne, également pour mettre au point un nouvel accord de pêche, continuent ce vendredi à Bruxelles. - Ph. L.


. UNE ZONE DE 200 MILLES AU LARGE DU PORTUGAL.


- Les députés portugais ont approuvé, jeudi 10 mars, à l’unanimité, un projet de loi étendant à 200 milles la zone économique maritime. Le Portugal a vu sa flotte de chalutiers passer de quatre cents à près de deux cents en dix ans et la production a baissé en conséquence, de même que les exportations de conserves -
(A.F.P.)

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