U-003-108

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  • Des interviews exclusives de Dja-Apharou ISSA IBRAHIM, ami et confident de Jacques Baulin, responsable par donation de l’intégralité des documents constituant le fond, et président de l’association sont actuellement publiées dans la rubrique présentation.

  • Les trois ouvrages de J. Baulin : Conseiller du président Diori, La politique africaine d’Houphouët-Boigny et La politique intérieure d’Houphouët-Boigny
    seront disponibles sur le site en version iBook et en version Pdf dès septembre
    2009.


















A l’heure de la conférence Nord-
une interview exclusive de


27/5/77


La France ne me
de vouloir aider le


"Je ne crois pas que la France me fasse grief d’être attaché à l’aide au tiers monde", nous dit le président Giscard d’Estaing. Il nous reçoit dans son cabinet de travail, juste avant la session finale de la Conférence de coopération économique internationale qui s’ouvre lundi prochain.
Une conférence dans laquelle il a investi tant de soins depuis qu’il en proposa la tenue au monde, pour la première fois, à l’automne 1974.


C’est pourquoi les deux coprésidents canadien et vénézuélien de la conférence, MM.Allan Mac Eachen et Perez Guerrero, représentant respectivement les groupes des pays industrialisés et des pays du tiers monde, viennent d’inviter Valéry Giscard d’Estaing à venir clore la Conférence de Paris si, comme on l’espère, elle se termine heureusement.


De ce long et difficile dialogue Nord-Sud - il fut en réalité un dialogue entre l’Ouest et le Sud - qu’il voudrait élargir aux pays de l’Est, Valéry Giscard d’Estaing dresse, pour le Figaro, un bilan tourné vers l’avenir. Car la Conférence de coopération économique internationale est, à ses yeux, une étape dans un très long processus. Elle a déjà vu la Communauté trouver son unité pour chercher à stabiliser les prix des matières premières et accroître le flux des ressources réelles vers les pays du tiers monde. Elle a permis le ralliement des Etats-Unis à des idées très proches.


Ce n’est là qu’un des aspects du


Politique nucléaire inchangée


PROPOS RECUEILLIS PAR ALAIN VERNAY



QUESTION, - Estimez-vous, monsieur le Président, qu’on puisse toujours parler de sommet économique alors que le dernier, enfonçant tous les cloisonnements du protocole, vient de démontrer que les grands choix économiques et politiques sont désormais inextricablement
mêlés ?


REPONSE. - Au niveau où nous nous plaçons, celui des problèmes mondiaux, la distinction est assez artificielle. Aucune question n’est exclusivement politique ni exclusivement économique. Tout dépend de l’angle sous lequel on l’aborde. A Londres, c’était l’angle économique. La première réunion, la plus vivante, a traité de l’économie mondiale, de l’activité et du chômage. Les sujets qui ont été évoqués par la suite, qu’il s’agisse par exemple de la prolifération nucléaire ou du dialogue nord-sud, avaient des incidences politiques évidentes.


Q. - Le Japon vous a-t-il donné à Londres l’impression de s’engager plus activement
objective des besoins français fait apparaître comme indispensables, d’une part, un dispositif de retraitement du combustible irradié, d’autre part, à une échéance un peu plus lointaine, la technique des surrégénérateurs, qui permettent d’extraire cinquante fois plus d’énergie de l’uranium que les centrales nucléaires classiques. D’ailleurs, le problème du combustible nucléaire se posera dans les années 90 dans les mêmes termes à peu près que celui du pétrole, du point de vue de la concentration des approvisionnements autant que de la rareté du produit. Toute technique permettant une économie massive doit être utilisée moyennant les précautions nécessaires. La France poursuivra donc son programme. Elle a fait valoir à Londres la légitimité de la position des pays qui ont besoin d’énergie nucléaire, ce qui était insuffisamment dans les premiers documents américains. D’autre part, nous sommes particulièrement attentifs au danger de prolifération. Il reste à régler sur le plan technologique la question de savoir comment un pays peut disposer de cette énergie sans accroître les risques de prolifération. L’étude à laquelle nous participons - et il s’agit bien pour moi d’une étude - consiste à rechercher une entre les deux exigences. Nous croyons que c’est possible.


Q. - La conférence de coopération économique vous paraît-elle devoir être le premier test de la crédibilité des résolutions prises à Londres ?


R. - Oui. A propos de cette conférence qui va s’ouvrir, il faut se souvenir qu’à l’origine il s’agissait, comme vous l’avez montré vous-même à plusieurs reprises, d’une alternative dont l’autre terme était la confrontation. Du côté des consommateurs comme celui des producteurs.


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