Avertissement: Ce site n'est plus maintenu à jour. Vous pouvez continuer à le consulter en archive.

U-003-144

  • Recherche textuelle
  • Brèves
  • Des interviews exclusives de Dja-Apharou ISSA IBRAHIM, ami et confident de Jacques Baulin, responsable par donation de l’intégralité des documents constituant le fond, et président de l’association sont actuellement publiées dans la rubrique présentation.

  • Les trois ouvrages de J. Baulin : Conseiller du président Diori, La politique africaine d’Houphouët-Boigny et La politique intérieure d’Houphouët-Boigny
    seront disponibles sur le site en version iBook et en version Pdf dès septembre
    2009.


















CORRESPONDANCE


24/8/77

Pas de coopération avec Pretoria, mais ...


M. Antoine Bouillon, rédacteur en chef du mensuel Apartheid non I (46, rue de Vaugirard, 75006 Paris), nous écrit :
"L’Afrique du Sud ne peut plus compter sur la protection de la France aux Nations unies." (M. de Guiringaud), Rassurez-vous, ce n’est là qu’un lapsus, car jamais l’Occident, encore moins la France, n’a opposé de veto aux sanctions proposées à l’encontre des régimes blancs d’Afrique australe ; il a toujours condamné, et la France avec lui, les régimes d’oppression blanche, en veillant à ce que ces condamnations soient assorties de mesures concrètes, seules à même d’en faire autre chose que de parfaits alibis pour tromper une opinion publique par trop vigilante.


Qui donc a dit que sans la France, sa "grande amie", l’Afrique du Sud ne serait pas devenue la première puissance militaire du continent africain ?
Le ministre sud-africain des transports ? Il avait dû mal dormir cette nuit-là pour s’égarer dans de tels écarts de reconnaissance, car, on le sait, la France n’a jamais livré d’armes à l’Afrique du Sud, et, par elle, au "rebelle" Ian Smith. Elle ne lui a pas vendu de licences de fabrication d’armes, comme celle des Mirage en 1971 ...


Il n’y a jamais eu de coopération, au sens plein du mot, militaire et nucléaire entre la France et l’Afrique du Sud. La mission militaire française imposante qui s’est rendue en avril-mai dernier en R.S.A. n’était pas là pour "aider", comme l’a dit son chef, M.Duflos, "l’Afrique contre le danger communiste". Elle était en villégiature.


Admettons même que tout ceci soit vrai ! Ce ne serait là qu’erreur sans malveillance : au pire, nécessité pour la construction de notre force de frappe, objectif dont le caractère impérieux autorisait bien quelques petites bavures africaines. Si, dans une dizaine d’années, c’est de 12 à 15% de nos besoins en uranium qui seront satisfaits par la R.S.A. très républicaine, on ne va pas quand même nous dire qu’il s’agit là d’une orientation criminelle (pour qui ?).


Ce qui vient d’arriver à M. de Guiringaud à Dar-Es-Salaam serait bénéfique si cela pouvait ouvrir les yeux de l’opinion française sur la politique qui est menée en son nom sur la terre africaine.

info portfolio

Creative Commons License Fonds d’archives Baulin (http://www.fonds-baulin.org), développé par Résurgences, est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons : Paternité-Pas d’Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France.
Plan du site
Site propulsé par l'Atelier du code et du data, chantier d'insertion numérique