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6/8/77

La prolifération nucléaire
Paris désire que Moscou
participe aux "discussions techniques"
souhaitées par Washington


La France acceptera de participer au "programme international d’évaluation du cycle du combustible nucléaire". Cette décision a été prise, jeudi 4 août, à l’Elysée, au cours d’une réunion du conseil de politique nucléaire extérieure (nos dernières éditions du 5 août).


L’idée de ce "programme" avait été lancée en mai dernier, à Londres, par le président Carter. Il permettrait, grâce à des discussions techniques de déterminer si de nouvelles mesures pourraient être prises, notamment contre la prolifération des armes nucléaires.


M. Louis de Guiringaud a précisé en fin de matinée que ces discussions devraient être ouvertes à "toutes les puissances intéressées, et notamment à l’U.R.S.S." Selon le ministre des affaires étrangères, les conclusions qui en seraient tirées "pourraient faire éventuellement l’objet d’un traité international".


Le souci d’éviter la dissémination des armes atomiques n’est pas nouveau : il y a longtemps qu’à l’instigation, en particulier, des membres du "club nucléaire" des dispositions ont été prises pour freiner le détournement à des fins militaires des techniques nucléaires civiles.
C’est dans cet esprit, notamment, que les Nations unies ont créé, en 1957, une agence spécialisée, l’Agence internationale de l’énergie atomique (A.I.E.A.), dont le siège est à Vienne : le rôle de cet organisme est tout à la fois d’aider au développement de l’énergie civile, particulièrement dans les pays moins favorisés, et de participer, grâce à un corps de quelques dizaines de contrôleurs, et par le biais d’accords bilatéraux, à la surveillance des installations.


La lutte contre la prolifération avait franchi une nouvelle étape avec la signature, en 1968, du traité de non-prolifération (T.N.P.) qui, tout en garantissant aux parties le libre accès à la technologie nucléaire civile, renforçait encore le rôle de l’agence de Vienne.


Mais ce traité a vite montré ses limites et la liste des pays non signataires est significative. Y figurent notamment : l’Argentine, le Brésil, Israël, l’Inde et le Pakistan. En 1974, le T.N.P. faisait définitivement preuve de son insuffisance, avec l’explosion de la bombe indienne, fabriquée avec du matériel livré tout à fait "légalement" par le Canada.


Dès lors, il fut clair que la lutte contre la prolifération devait prendre d’autres formes : dans le courant de 1975, des représentants de sept pays exportateurs de technologie nucléaire-Canada, France, Etats-Unis, Grande-Bretagne, Japon, Union soviétique et République fédérale d’Allemagne-tiennent plusieurs réunions secrètes à Londres.


XAVIER WEEGER.


(Lire la suite page 7.)

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