U-003-156

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  • Des interviews exclusives de Dja-Apharou ISSA IBRAHIM, ami et confident de Jacques Baulin, responsable par donation de l’intégralité des documents constituant le fond, et président de l’association sont actuellement publiées dans la rubrique présentation.

  • Les trois ouvrages de J. Baulin : Conseiller du président Diori, La politique africaine d’Houphouët-Boigny et La politique intérieure d’Houphouët-Boigny
    seront disponibles sur le site en version iBook et en version Pdf dès septembre
    2009.















Le 17.8.77

APRÈS QUATRE ANS D’INTERRUPTION


L’extraction de l’uranium
va reprendre en Australie


Canberra (Reuter ). Le gouvernement australien a autorisé , lundi 15 août , la reprise de l’exportation du minéral d’uranium . L’exploitation des vastes gisements australiens avait été « gelée » par l’administration précédente , travailliste . Il y a quatre ans.


Le gouvernement a décide de créer un conseil de surveillance de l’uranium , qui sera chargé de la coordination des activités de l’industrie . La reprise de l’exploitation a été décidée après une enquête, qui duré un an , sur les conséquences de l’extraction pour les populations du Nord-Ouest Région de faible densité humaine , le Queensland recèle dans son sous-soi la plus grande partie des gisements australiens . Au cours des quatre dernières années , seule la mine Mary Kathleen a continué d’être exploitée . L’Australie a exporté pendant ce temps de faibles quantités d’uranium , pour honorer les quelques contrats signés avant l’entrée en vigueur de l’interdiction d’exploitation .


Une autre enquête portant sur les conséquences écologiques de l’extraction devra être achevée sur chaque gisement avant que l’extraction ne reprenne effectivement .


Une commission écologique désignée par le gouvernement australien par le gouvernement australien a donnée une approbation prudente et nuancée à la reprise de l’exploitation dans le territoire du Nord . Dans deux rapports d’octobre et de mai derniers , elle demandait notamment que l’ensemble du territoire soit déclaré parc national pour permettre à la population aborigène de conserver ses droits ancestraux à la terre et d’être intéresse a l’extraction du minéral d’uranium .


On s’attend que , l’opposition travailliste critique la décision du gouvernement .
Les syndicats ont déjà déclaré qu’ils boycotteraient les exportations .


(La décision australienne d’aller de l’avant dans l’exploitation de ses gisements d’uranium est importante car les réserves de ce continent sont considérables . La valeur de de l’uranium contenu dans ces réserves atteindrait au prix actuel 50 milliards de dollars , soit 4 000 dollars par habitant (en supposant que cette valeur soit uniformément répartie ). Le marché mondial de ce métal (en particulier son pris ) pourrait s’en trouver modifié .


La décision australienne s’est pas une surprise puisque le premier ministre , M. Fraser , envisageait de vendre de l’uranium à la Communauté européenne et notamment a la France , comme il l’a indique lors de son voyage en Europe au mois de juin dernier ? Mais il se heurte dans son pays à une oppositions résolue des écologistes soutenus par ses adversaires politiques travaillistes . L’exploitation de l’uranium est en effet , devenue un sujet de polémique intense en Australie . Des représentants travaillistes ont même déclaré récemment qu’ils dénonceraient les contrats de livraisons d’uranium s’ils parvenaient au pourvoir.)

A BONN

Le 17.8.77

Le ministre allemand de la recherche scientifique
est opposé à un moratoire nucléaire


M. Hans Matthôfer , ministre de recherche scientifique de la République fédérale d’Allemagne , vient de répéter dans une interview publiée dans Der Spiegel , le 15 août , que le débat nucléaire allait probablement «  se terminer par une décision qui consistera à retarder la construction de centrales nucléaires  » jusqu’à l’obtention d’une autorisation de construction d’une usine de retraitement .


M. Matthôfer se déclare toujours opposé personnellement a un moratoire «  qui ne serait pas de deux mais de six ans ou plus  », dit-il . «  Je constate que des décisions vont être prises que je peux simplement influencer mais non empêcher . »


Devant le danger qu’entraînerait « une pause  » tant pour la croissance que pour le chômage , le ministre fédéral de la recherche scientifique définit un triple objectif : «  Premièrement , la question doit être discutée de façon approfondie avant et pendant le congrès du S.P.D. Deuxièmement , tout le monde être conscient des conséquences d’une telle décision . Troisièmement , le gouvernement fédéral doit se préparer à temps dans le domaine de la politique énergétique aux décision éventuelles de ce congrès afin , en cas de besoin , d’en tirer les conséquences négatives.  »


A Matthôfer confirme donc simplement que les avis sont partagés au sein de la coalition gouvernementale sur la nécessité de poursuivre le programme d’équipement nucléaires .


Déjà , lors d’une conférence sur l’énergie organisée à la fin du mois d’avril par le S.P.D. , M. Eppler , ancien ministre de la coopération , avait demandé « une pause de réflexion  », alors que le chancelier Schmidt s’était prononce contre l’arrêt de la construction des centrales nucléaires . M. Matthöfer ne caché pas qu’il ne désespéré pas d’obtenir par la relance du débat quelques semaines avant les congres des partis de la coalition une décision qui «  laisse les mais libres au gouvernement  »

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