U-003-179

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  • Des interviews exclusives de Dja-Apharou ISSA IBRAHIM, ami et confident de Jacques Baulin, responsable par donation de l’intégralité des documents constituant le fond, et président de l’association sont actuellement publiées dans la rubrique présentation.

  • Les trois ouvrages de J. Baulin : Conseiller du président Diori, La politique africaine d’Houphouët-Boigny et La politique intérieure d’Houphouët-Boigny
    seront disponibles sur le site en version iBook et en version Pdf dès septembre
    2009.




















Page 28 - 25-26 septembre 1977

Le Monde


UN JOUR
DANS LE MONDE




2. IDÉES



- LA JUSTICE ET LA DÉFENSE : "Les avocats", par Casamayor ; "Le glas", par Julien Cornet ; "Des lois, encore des lois", par Pierre Marcilhacy.



3. ÉTRANGER


4. DIPLOMATIE



- Le prochain voyage du président des Etats-Unis.



4. ASIE



- CHINE : les dirigeants de Pékin préparent une conférence nationale sur la science.



5. EUROPE



- ITALIE : le P.C.I. s’efforce de maintenir un climat de dialogue avec les contestataires.



5. AFRIQUE


6 à 9. POLITIQUE



- LE SECOND ÉCHEC DU "SOMMET" DE LA GAUCHE : "Assez de clefs !", point de vue par Jean Claude Colli.



9. ÉDUCATION



- Selon le ministère, près de six mille auxiliaires en surnombre ont été réemployés depuis la rentrée.



10. JUSTICE

LA DÉCISION AMÉRICAINE
A PROPOS DE CONCORDE



LE MONDE AUJOURD’HUI


PAGES 11 A 18





- Au fil de la semaine : la rumeur publique par Pierre Vlanson-Ponté.



- Lettre de Porto-Ferrajo, par Marcel Lachaze.



- La vie du langage, par Jacques Cellard.



- Témoignages : un salarié, un chômeur.



RADIO-TELEVISION


Le Retour de d’Artagnan : les textes, par Claude Lémie : les films, par Jacques Biolier : un entretien avec Jean-Louis Bory.



19-20. ARTS ET SPECTACLES


21 à 24. LA FOIRE D’ALGER


25-26. ÉCONOMIE - SOCIAL



- AFFAIRES : la tonnerie française est morte.



26-27. LA SEMAINE FINANCIÈRE

LIRE ÉGALEMENT


RADIO-TELEVISION (13 À 16)


Carnet (25) : Informations pratiques (18) : "Journal officiel" (18) : Météorologie (18) : Mots croisés (18).


DIMANCHE 25 SEPTEMBRE :
RETOUR A L’HEURE D’HIVER



Les Français et certains de leurs voisins vont vivre, le dimanche 25 septembre, une vingt-cinquième heure puisqu’ils vont retrouver l’heure d’hiver.
C’est, en effet, dans la nuit du samedi au dimanche 25 septembre (celle où on constate la plus faible activité) que montres et horloges seront reculées d’une heure.


A 3 heures du matin, les aiguilles seront mises sur 2 heures, récupérant
l’ "heure perdue" du 3 avril, date du passage à l’horaire d’été. Les Français retrouveront ainsi l’heure normale, c’est-à-dire celle des conventions internationales, soit une heure d’avance sur l’heure du méridien de Greenwich.







CONCLUSION DE LA CONFÉRENCE MONDIALE D’ISTANBUL


Les énergies nouvelles resteront marginales pendant des décennies


25/9/71


Istanbul. - Face à des ressources classiques qui se raréfient, le monde ne peut guère compter sur les énergies nouvelles. C’est du moins ce qui ressort de la conférence mondiale de l’énergie, qui s’est achevée, à Istanbul, le 23 septembre, avec la participation de très nombreux chercheurs dans les domaines de l’énergie solaire ou de la géothermie. Les
énergies nouvelles resteront, pendant plusieurs décennies, d’un appoint marginal aussi bien pour des raisons économiques que technologiques. Pour obtenir de l’électricité par fusion nucléaire - cette énergie d’avenir qui fait rêver bien des scientifiques, - il faudrait dépenser sur un simple projet 1 ou 2 milliards de dollars sur une période de vingt-cinq ans.


Alors, bien sûr, il y a la scission nucléaire. Autant les populations doutent, autant il n’y a pas eu un seul congressiste, "solaristes" compris, pour remettre en cause cette nécessité. La conférence d’Istanbul restera sans doute marquée par la revanche des scientifiques, apparemment sûrs de leur savoir, face aux "états d’âme", selon l’expression de l’un d’eux, des peuples et des gouvernants. Quel dommage, dans ces conditions, qu’il n’y ait pas été question, une seule fois sérieusement, d’environnement.


En fait il a surtout été question de crise de l’énergie. Aussi M. Mandel, membre du conseil d’administration de la R.W.E. (société ouest-allemande d’électricité), qui succède à M.Gaspard, président d’honneur d’Electricité de France, à la tête du conseil exécutif de la conférence, a exprimé sa crainte d’une guerre de l’énergie si les pays les plus avancés ne prennent pas, dès maintenant, les mesures nécessaires.


Cette crainte d’une crise des approvisionnements, annoncée par la quasi-totalité des experts de tous pays, peut paraître paradoxale. Car le bilan des ressources mondiales d’énergie fossile, pour spéculatif qu’il soit, est loin d’être négligeable. Les nombreux rapports présentés lors de la conférence le prouvent. Il reste 300 milliards de tonnes de réserves de pétrole conventionnel, alors que la consommation mondiale en 1976, n’a été que de 3 milliards de tonnes. Et il faut ajouter 300 milliards de tonnes de pétrole non conventionnel. Les ressources de charbon, techniquement et économiquement, sont de l’ordre de 640 milliards de tonnes. Et les ressources géologiques actuellement connues représentent 10 000 milliards de tonnes. Quant au gaz naturel, alors que la production de 1976 a été de 50 exajoules Un exajoule=1 milliard de milliards de joules ou 278 milliards de kilowatts-heure., les réserves confirmées sont de 2 500 exajoules et les ressources non encore découvertes estimées à 8 100 extajoules. Enfin, si la durée des réserves connues d’uranium ne dépasse pas les deux tiers de celle du pétrole, au rythme prévisible de l’utilisation, une année de consommation d’uranium transformé en plutonium correspond au pouvoir énergétique, selon un délégué, à l’ensemble des réserves pétrolières de la mer du Nord.


Pourtant, une crise, ou du moins une hausse importante des prix, pourrait bien intervenir dans la fourchette de temps prévue. Pour que ces ressources soient exploitées, il faut un effort financier sans précédent et "qui dépasse très largement les excédents de l’OPEP", a rappelé le ministre indonésien de la recherche, M.Sumitro. Il faut aussi une volonté des pays les mieux pourvus (les pays exportateurs de pétrole, mais aussi les Etats-Unis, l’U.R.S.S. ou l’Australie) pour développer ces ressources et les exporter. Or rien n’est moins sûr.


Comment cela n’aurait-il pas alimenté les craintes de ceux qui justifient l’annonce d’une crise prochaine, par l’impossibilité dans laquelle se trouverait l’Arabie Saoudite, pour des raisons tout à la fois politiques et économiques, de doubler sa production, d’ici à 1985 ? On peut ajouter que la prospection est quasiment inexistante actuellement dans ce pays qui possède pourtant les réserves les plus importantes du monde. Les pays de l’OPEP ne sont pas seuls en cause. Le secrétaire général de l’Organisation des pays arabes exportateurs de pétrole (OPAEP), le docteur Attiga, a eu beau jeu de rappeler que les Etats-Unis avaient refusé de vendre, comme cela était prévu, une partie du pétrole de l’Alaska au Japon.


L’inquiétude existe pour d’autres produits : l’uranium, dont certains pays, comme la Suède, restreignent les exportations, ou le charbon, pour lequel les producteurs recherchent avant tout la satisfaction des besoins intérieurs. A cet égoïsme des Etats s’ajoute l’importance des capitaux nécessaires à la construction des moyens de transport des diverses sources d’énergie. Or, les capitaux sont rares. Les compagnies pétrolières répugnant à prendre le moindre risque dans des pays politiquement peu sûrs, l’élan financier devra venir désormais des Etats.


La tâche est si grande que plusieurs délégués ont réclamé l’instauration d’une "Banque mondiale de l’énergie", sans laquelle certains pays du quart-monde ne pourront prospecter leurs maigres ressources. Ces pays, si l’on n’y prend garde, seront une fois encore les grands perdants de cette course vers une énergie qui se raréfie.
Comment les pays pauvres feront-ils face à un doublement des prix dans les dix années à venir ? Seul un nouvel ordre économique mondial le permettra, répond-on.


Peu représentés dans cette conférence de l’énergie, les pays du quart-monde sont d’ailleurs bien mal pris en compte dans la plupart des travaux. Un orateur de la Côte-d’Ivoire, M.Kenan, s’est ainsi indigné que le taux de croissance annuel de la demande en énergie des pays en développement retenu dans le rapport consacré à l’évolution de cette demande de 1975 à 2020, ne soit que de 6,5%.


BRUNO DETHOMAS.



25/9/77



Rassemblement écologique
autour du Super-Phénix allemand


Des dizaines de milliers de manifestants sont attendus à Kalkar


La manifestation prévue à Kalkar, petite cité allemande proche de la frontière germano-hollandaise, où l’on attendait, ce samedi 24 septembre, plusieurs dizaines de milliers de militants - non seulement des "Burgeninitiativen" (comités de citoyens) mais aussi de France, de Suisse, de Belgique, des Pays-Bas et du Danemark,- est le dernier avatar d’un projet qui a été souvent contesté.


C’est en janvier 1968 que le premier accord a été conclu entre des sociétés allemandes, britanniques, belges et néerlandaises pour la construction d’un prototype de surrégénérateur de 300 MW en Allemagne fédérale, l’équivalent de notre prototype Phénix. Ce Phénix allemand, dont l’entrée en service a été successivement annoncée pour 1973, puis 1976, puis 1979. Il démarrera effectivement- si rien ne s’y oppose plus - en 1983, soit avec dix ans de retard. D’abord prévu près de Karsiruhe, puis à proximité d’Aix-la-Chapelle, puis à Cièves, c’est finalement à Kalkar qu’il doit être construit.
Malgré ses retards, ce projet est la concrétisation de la volonté de la R.F.A. de poursuivre le développement jusqu’ici très rapide d’un équipement électronucléaire, qui compte actuellement douze réacteurs développant
6 740 MW, soit le double de la capacité française. Il signifie encore que les industriels d’outre-Rhin entendent ne prendre aucun retard dans les technologies nucléaires "d’avenir". Ainsi, l’Allemagne participe avec l’Italie au financement du surrégénérateur Super-Phénix de Creys-Malville et vient de conclure, le 5 juillet dernier, un nouvel accord avec la France pour développer et vendre en commun la technique surrégénérateur.
Si le prototype de Kalkar est "européen", la contestation l’est aussi. Elle s’appuie en R.F.A, sur les comités de citoyens (Burgeninitiativen), qui se sont déjà manifestés à plusieurs reprises.
En particulier, par l’occupation du site rhénan de Wyhl (Bade-Wurtemberg) en mars 1975. Les antinucléaires se sont aussi manifestés, cette fois avec violence, à Brokdorf (Schleswig-Hoistein), en mars 1976 et en février 1977.
Les citoyens ont encore exprimé massivement leur opposition au nucléaire à Gorleben (Basse-Saxe), en mars 1977, où est projetée la construction d’une usine de retraitement des combustibles irradiés, ainsi qu’à Grohnde (Basse-Saxe), en mars 1977, contre un projet de centrale. Enfin, les antinucléaires d’outre-Rhin étaient venus prêter main-forte aux mouvements français à Creys-Malville, les 30 et 31 juillet dernier.


Les écologistes français, qui, à bord de cars et de voitures particulières, sont partis d’un certain nombre de villes de France pour rallier Kalkar, vont donc "rendre la politesse" à leurs homologues d’outre-Rhin. Mais on a tiré là-bas les leçons de Malville, et un impressionnant service d’ordre (près de 10 000 policiers) est en place. Les écoles ont été fermées vendredi, pour héberger les forces de l’ordre, et les magasins baisseront leurs rideaux ce samedi. Enfin, interdiction a été faite aux manifestants de porter des casques ou des masques.


LE C.D.S.
SOUHAITE LE DÉVELOPPEMENT
DES ÉNERGIES NOUVELLES


MM. Bernard Stasi, vice-président du C.D.S., et Philippe Saint-Marc, membre du secrétariat national du C.D.S., doivent exposer les vues de leur mouvement concernant l’écologie au cours de l’émission "La parole est aux partis politiques", diffusée lundi 26 septembre, à 19h.45 sur Antenne 2.


Les thèses écologiques du C.D.S. sont par ailleurs contenues dans un ouvrage intitulé "l’Autre Solution", manifeste du parti centriste qui sera prochainement publié. Dans le chapitre consacré aux "communautés vivantes", le C.D.S. propose un développement "qui épanouisse et améliore le cadre de vie" pour répondre à une crise mondiale qui est d’abord, selon le parti centriste, une crise de l’environnement. Parmi les éléments de cette politique, figurent notamment la création d’une agence de lutte contre la pollution de l’air et contre la pollution par le bruit, le renforcement des pouvoirs du médecin du travail et du comité d’hygiène et de sécurité pour éliminer les agressions contre l’homme sur les lieux de travail, enfin le développement des "médecines douces" pour promouvoir l’écologie biologique. Le C.D.S. souhaite également qu’une délégation à l’aménagement du temps voie le jour et préconise l’augmentation de la part des énergies nouvelles et des économies d’énergie sans remettre en cause le programme nucléaire civil.


M. DE LA PANOUSE
DIRECTEUR GÉNÉRAL
DE RADIO-MONTE-CARLO


M. Frédéric de la Panouse a été nommé, vendredi 23 septembre, directeur général de Radio-Monte-Carlo en remplacement de M.Henri Dolbols, qui a remis sa démission. Entré à Radio-Monte-Carlo en 1943 comme directeur administratif et financier, M. de la Panouse avait été nommé directeur général adjoint en 1973. Il avait pris sa retraite en juillet dernier.

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