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25/10/77

ECONOMIE
ENERGIE


Le "tout électrique" en question


Le Journal officiel vient de publier les modalités de paiement de l’ avance remboursable relative aux logements neufs chauffés à l’ électricité. Créée pour freiner le développement du "tout électrique", cette avance, de 3500F pour les logements individuels et de 2 500F pour les immeubles desservis par une colonne montante, s’ applique aux bâtiments nouveaux dont le chauffage fonctionne à l’ électricité pour au moins la moitié de sa puissance. Versée par le maître d’ ouvrage préalablement à la mise sous tension, elle est remboursée pour moitié après cinq ans, l’ autre moitié l’ étant après dix ans. Cependant, les maîtres d’ ouvrage dont le permis de construire a été délivré avant le 22 octobre sont exonérés de cette avance le 1er août 1978.


Ce décret est une victoire de l’ Agence pour les économies d’ énergie, qui dénonce depuis plusieurs années la déperdition calorique de la transformation d’ électricité en chaleur : l’ énergie électrique à l’ arrivée ne représente que 30 à 35% de l’ énergie consommée par la centrale. Dans ces conditions, il paraissait indispensable de freiner le succès du chauffage électrique. Si les objectifs impartis à E.D.F. étaient de deux millions de logements équipés en 1985, le rythme actuel aurait amené à dépasser trois millions de logements.


30% plus cher que le gaz ou le fuel


Sous le titre "Fuel, gaz, électricité, propane, lequel choisir ?", la revue 50, millions de consommateurs se livre dans son numéro de novembre à une étude comparative, dans une région de température moyenne, des quatre types de chauffage dans cinq modèles de maisons individuelles. Ce test tient compte des conditions légales d’ isolation. Pour la consommation annuelle, le coût du "tout électrique" est supérieur de près de 30% à ceux du gaz et du fuel. Si l’ on tient compte des dépenses totales (amortissement du chauffage et de l’ isolation, entretien et consommation d’ énergie), le "tout électrique" est aussi le mode de chauffage le plus onéreux dans deux modèles de maisons sur trois.


La revue 50 millions de consommateurs conclut :


"Il est rare que le choix soit à exercer sur les quatre types traditionnels de chauffage. On peut hésiter entre gaz et fuel, fuel et propane, gaz et électricité, en fait, la localisation de la construction et la proximité de telle ou telle source d’ énergie sont des éléments souvent déterminants. Parfois même, on est tenu d’ adopter le type de chauffage choisi par le constructeur, dans un lotissement, notamment. Cette solution est contraignante. Et l’ on doit se demander, le cas échéant, si le choix effectué par le constructeur ne correspondant pas à une opération plus ou moins fructueuse.


"Sur la foi des prévisions effectuées par les distributeurs et appliquées aux modèles de maisons dont nous avions traités dans "50", il apparaît que, consommation et installation confondues (et toute préférence marquée pour telle ou telle formule mise à part) le gaz est le plus avantageux. Il est suivi par le fuel ou le propane, puis par l’ électricité.


"Si l’ on considère la consommation seulement, on trouve dans l’ ordre, fuel, gaz, propane et électricité. Bien entendu, ces appréciations sont étroitement liées aux tarifs actuellement en vigueur. Que des hausses plus ou moins différenciées interviennent et tout sera changé. A ce point de vue d’ ailleurs, ne peut-on pas demander aux pouvoirs publics, à qui revient d’ en décider, de ne pas s’ en prendre plus que de raison aux consommateurs qui ont suivi naguère les campagnes d’ incitation en faveur de tel ou tel type d’ énergie, électricité ou gaz par exemple.


"En tout cas, si vous vous destinez à construire une maison individuelle, n’ hésitez pas à demander aux distributeurs d’ énergie des bilans prévisionnels. Peut-être, votre constructeur vous les fournira-t-il. Et sinon... Sinon, il sera bien, désormais, que la réglementation l’ y oblige."


TEMOIGNAGE


C’ est trop injuste...


Le chauffage électrique intégré est attaqué de toutes parts.


La gouvernementale Agence pour les économies d’ énergie propose et obtient des mesures destinées à en arrêter brutalement l’ expansion.


"Chauffer à l’ électricité, c’ est gaspiller trois quarts de l’ énergie mise en jeu", tel est le thème de l’ actuelle campagne de dénigrement. C’ est vite dit et horriblement simpliste.


Lorsque, voici treize ans, les premiers installateurs de chauffage électrique intégré commencèrent leur action, ils s’ écartèrent résolument du chauffage électrique tel qu’ il était connu par les appareils mobiles d’ appoint. Ils nous proposèrent une solution venant des pays scandinaves, solution de confort total comprenant une isolation poussée, un renouvellement lent et permanent en air filtré et aussi un type de chauffage tout à fait décentralisé.


Une source de chaleur indépendante se trouve dans chaque pièce à chauffer, avec chaque fois un thermostat précis permettant d’ atteindre et de maintenir, sans la dépenser, la température désirée.


Ce système de chauffage direct donne actuellement satisfaction à des dizaines de milliers de ménages. En frais d’ investissement, il n’ y a qu’ un déplacement de dépenses par rapport au chauffage central classique : moins pour les appareils de chauffage, plus pour l’ aération et surtout la superisolation.


Ses promoteurs se refusent généralement à l’ appliquer dans les habitations déjà construites, car cette superisolation ne peut généralement pas y être réalisée avec toute l’ efficacité voulue.


Limité dans ses applications comme décrit ci-dessus, ce système consomme moins d’ énergie primaire que les modes de chauffage central traditionnels. Sinon, comment expliquerait-on que, avec une calorie qui coûte trois à quatre fois plus cher (la calorie électrique par rapport à la calorie fuel), les prix d’ exploitation restent compétitifs ? Des milliers de cas peuvent être présentés pour le prouver.


"Des moitiés d’ économie"


Un système central dont le calories se perdent dans les caves, les cheminées, les tuyauteries ne peut prétendre utiliser moins de calories qu’ un système souple et décentralisé pièce par pièce comme le chauffage électrique direct. Et je dis bien direct, c’est-à-dire sans accumulation nocturne, car les demi-mesures n’ entraînent que des moitiés d’ économie.


Finalement, le gaspillage de calories est tel avec le chauffage central traditionnel que, par comparaison avec l’ électricité directe, son rendement global n’ est pas meilleur que celui de la centrale électrique thermique. Je sais que cela heurte les idées reçues. et aussi la force d’ inertie de ces dernières. Mais les faits sont là. Il suffit de les examiner. Si l’ on veut vraiment consommer moins d’ énergie, il ne faut pas brimer un système qui est précisément le plus agréable, le plus propre, le plus sûr, le moins polluant. Par contre, on pourrait limiter, dans les nouvelles habitations, la puissance installée, calculée en énergie primaire, et cela quelle que soit l’ énergie utilisée, avec bien entendu les correctifs du volume à chauffer et de la zone climatique intéressée : ce serait établir la vérité économique et une réelle concurrence, chacun étant traité sur un pied d’ égalité.


Cela vaudrait certes mieux que de créer des mesures parafiscales discriminatoires et aveugles.


Cette sagesse, on l’ aura peut-être un jour. En attendant, le gouvernement s’ apprête à briser les reins à une industrie nouvelle, sans même l’ avoir appelée en consultation.


Encouragés il y a dix ans poussés énergiquement à investis lors de la crise du pétrole, vilipendés aujourd’hui, des ingénieurs et des ouvriers, des techniciens et des employés, des installateurs spécialisés se demandent de quoi demain sera fait. Il y aura des faillites, des fermetures d’ usines, du chômage. Il y aura aussi beaucoup d’ amertume chez ces précurseurs, qui furent les véritables promoteurs de l’ isolation thermique.


Vraiment, c’ est trop injuste.


ROBERT MASKENS.


Fondateur des sociétés Masser, fabricants d’ appareils électroniques.

GRACE A UN GAZODUC TRANSMEDITERRANEEN


L’ Algérie va fournir 300 milliards de mètres cubes
de gaz à l’ Italie


De notre correspondant


Alger. - La SONATRACH et l’ ENI ont signé samedi 22 octobre un important accord au terme duquel l’ Algérie fournira à l’ Italie 300 milliards de mètres cubes de gaz sur une période de vingt cinq ans, soit 12 milliards de mètres cubes par an. Le contrat qui fait de l’ ENI le principal partenaire de la société algérienne des hydrocarbures, prévoit la construction d’ un gazoduc transméditerranéen de 1 000 kilomètres qui reliera le puits d’ Hassi-R’Mel à la Sicile, d’ où il sera prolongé jusqu’à Bologne, dans le nord de la péninsule.


D’ un diamètre de 1m 20, le gazoduc sera long de 550 kilomètres en Algérie et de 380 en Tunisie. La traversée de la Méditerranée, entre Cap-Bon et la ville sicilienne de Maza-del-Vallo, constituera une "première mondiale", puisqu’elle se fera sur 160 kilomètres à une profondeur de 600 mètres.


Le gaz commencera à passer en 1981, et atteindra le rythme moyen annuel de 12,4 milliards de mètres cubes à partir de 1985, ce qui représentera pour l’ Algérie un revenu évalué à 600 millions de dollars par an, sur la base du prix courant de vente convenu F.O.B. frontière algéro-tunisienne.


Le coût global, y compris les installations d’ Hassi-R’Mel, la production, la collecte, le traitement et l’ acheminement, est évalué à 2 500 millions de dollars, dont 1 400 millions de dollars assumés par l’ Algérie. Les tronçons tunisien et méditerranéen reviendront l’ un à 500 millions de dollars, l’ autre à 600 millions de dollars, et seront respectivement la propriété de la Tunisie et de la Transméditerranéen Pipe-Line Cy.


La Sonatrach bénéfice d’ un prêt de 1 030 millions de dollars d’ un durée de quinze ans comportant un moratoire de cinq ans. Il comporte un crédit fournisseur lié de 550 millions à 7,75% d’ intérêts, et un crédit libre à 8,2% d’ intérêts.


M. Sid Ahmed Ghozail, ministre de l’ énergie et des industriels pétrochimiques, a souligné le caractère exemplaire de cette coopération entre trois pays méditerranéen, dont deux maghrébins soucieux de faire de la Méditerranée un lac de paix.


P.B.


(La signature de ce contrat confirme l’ excellent climat qui règne actuellement entre Alger et Rome. Or, on a appris samedi que l’ Italie consentirait un prêt important si l’ Algérie confiait à Fiat la construction d’ une usine automobile ("le Monde" daté 23-24 octobre). Pour ce contrat, Fiat est en concurrence avec Renault. De même, Gaz de France et la Sonatrach ont aussi un projet de gazoduc transméditerranéen qui arriverait en Espagne, mais dont la discussion semble laborieuse.)


L’ Arabie Saoudite favorable à une hausse modérée du prix du pétrole. - "Une certaine augmentation du prix du pétrole est justifiée, a condition qu’ elle se situe dans une limite raisonnable", a précisé le ministre saoudien des affaires étrangères, le prince Al Fayçal. D’ autre part, la commission économique de l’ OPEP doit se réunir à Vienne du 7 au 17 novembre, pour étudier la possibilité d’ utiliser dans l’ avenir, non plus le dollar, mais les droits de tirage spéciaux. Le prix du pétrole comme cette question seront débattus lors de la conférence ministérielle de l’ OPEP à Caracas, le 20 décembre. - (Reuter.)

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