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U-004-043

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    2009.















LA VIE ÉCONOMIQUE ET
ÉNERGIE


7.6. 74

AVAN LA RÉUNION DE L’OPER A QUITO
Les expert de la C.E.E. envisagèrent une démarche au auprès des pays producteurs pour qu’ils n’aggravent pas pays producteurs pour qu’ils n’aggravent pas la fiscalité pétrolière



Une réunion du groupe d’experts pétroliers des pays du Marché commun se tient, ce jeudi 6 juin, à Bruxelles. Le représentant français proposerait à ses huit partenaire d’effectuer une démarche commune- à laquelle pourrait être associé le Japon - auprès des membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), qui se réunissent le 15 juin à Quiet ( Equateur ). Il s’agirait de démontrer à ces derniers qu’une modification de leur fiscalité pétrolière se traduit inévitablement par une nouvelle hausse des prix à la consommation et une acceptation de la détérioration des balances des paiements occidentales.


On sait qu’une nette majorité dessine au sein de l’Organisation en faveur d’un alourdissement de la fiscalité pétrolière, afin de- récupérer les super-bénéfices des compagnies -(le Monde du 26 mai), Selon les experts économiques de l’OPEP, une telle décision ne devrait pas avoir d’influence sur les prix à la consommation. Seules les compagnies en pâtiraient.


Or les experts français de la direction des carburants contestent une telle interprétation. Les bénéfices records des sociétés réalisés durant la crise ? Ils existent bien sur, expliquent-lis mais il faut tenir compte de plusieurs facteurs qui las ont gonflés artificiellement : gains sur las changes. -fort coquets -, au dire d’un président de compagnie : provisions spéciales en vue du processus de nationalisation dans les pays producteurs ; bénéfices sur le pétrole extrait dans les secteurs chimiques : plus-values importantes sur les stocks acquis avant la crise et parfois vendus aux nouveaux prix. A ce sujet, on admet qu’il a pu y avoir un certain sur stockage de la part de quelques sociétés.


Tous ces éléments mis bout à bout expliqueraient en grande partie l’accroissement des bénéfices. Que les sociétés aient mieux gagné leur vie, qui leur marge bénéficiaire par baril ait été améliorée , on n’en disconvient pas, mais il est faux de parler d’un bénéfice de 3,7 dollars voire de 4 dollars par baril. En effet, indiquent les experts. les compagnies ne vendent pas leur pétrole au même tarif que celui pratiqué sur le- brut participation -(93% du prix affiché). Elles effectuent une péréquation entre ce dernier. qu’elles rachètent aux Etats à 10,85 dollars le baril dans le golfe Persique, et celui qu’elles ont en propre (le- brut concession- qui leur revient à 7,10 dollars). - Contrairement à ce que l’OPEP veut faire croire , le prix réel du marché n’est pas égal à 93% du prix affiché. Il est sensiblement intérieur.-


Les responsables français sont d’autant plus motivés par une telle démarche auprès de l’OPEP que les prix en vigueur par notre marché sont relativement bas. Le gouvernement avait retenu en janvier un prix moyen de 8,32 dollars le baril pour la qualité provenant du golfe Persique. Les compagnies estiment ce prix insuffisant et réclament depuis plusieurs semaines un réajustement en hausse d’environ 50 francs par tonne.


Toute modification de la fiscalité des pays producteurs devrait donc être obligatoirement répercutée au niveau du consommateur.


On a déjà calculé au ministère de l’industrie que la généralisation des prises de participation à 60% dans le capital des sociétés exploitantes par les Etats producteurs , qui -augmente considérablement la part du brut vendue à 93% du prix affiché, coûterait 1,20 dollar par baril et entraînerait pour la France le renchérissement de ses importations de 1,2 milliard de dollars. Si les impôts des Etats producteurs étaient portés de 55% à 87% du prix affiché une augmentation similaire viendrait s’ ajouter à cette majoration. Il nous en coûterait donc 2,4 milliards de dollars par au, soit prés de 12 milliards de francs.


Les experts de la DICA veulent donc éviter une nouvelle escaladé des prix. Ils ne contestent pas qu’une réforme de la fiscalité des Etats producteurs allant dans le sens de la simplification sont nécessaire, Ce qu’ils souhaitent, c’est ouvrir la discussion sur les chiffrés avec l’OPEP. - éviter qu’une nouvelle décision irréversible ne soit prise - On apprend à Washington que le directeur américain de l’énergie partage les mémés craintes. le département d’Etat a adressé des télégrammes aux principaux pays producteurs pour exprimer son inquiétude.


Et les compagnies 7-11 appartient aux pays consommateurs de faire en sorte qu’elles réalisent des profils normaux. - L’idée fait son chemin en Occident, Mais tous les Etats ont-ils la volonté et la possibilité d’imposer un contrôle très strict sur les opérations des majors ?



JEAN -MICHEL QUATREPOINT .

FINANCES
M. DE LAROSIÉRE

est nommé

directeur du Trésor


M. Jacques de Larosière a été nommé, mercredi 5 juin en conseil des ministres, directeur du Trésor en remplacent de M.Claude Pierre-Brossolette, nouveau secrétaire général à la présidence de la République.


(Né le 12 novembre 1929. M. de Larostére a été élève de I’ENA de 1954 à 1958. Inspecteur des finances en 1960, Il fut chargé de mission àla direction des finances extérieures (1963), puts à la direction du Trésor (1965), M, de Laroatére avait été nommé sous-directeur à la direction du trésor en 1967, puis directeur adjoint et chef de service en 1971 à cette même direction, Au début de l’année, M. Jacques de Larosiére avait été nommé directeur du cabinet de M. Glacard-d’Estaing, remplaçant à ce poste M.Calvet, qui venait d’être nommé directeur général adjoint à la Banque nationale de Paris.)



RECTIFICATIF. - Dans L’article intitulé " Le nouvel âge de l’ingénierie "Le nouvel àge de l’ingénierie" paru dans Le Monde du 1 er juin nous avons cité parmi les plus importantes solutions de ce secteur la SEUDETEG. C’est bien entendu SODETEG qu’il fallait lire.


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