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    2009.















" RÉUNION DE PRESSE " DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE
Le projet de conférence sur le pétrole est accueilli avec scepticisme dans les capitales occidentales


Les ministres des affaires étrangères des Neuf fixeraient le 11 novembre la date du " sommet " européen


Pétrole


Vu 26.10.74


dans la déclaration qu’il a faite jeudi après-midi 24 octobre, au début de sa " réunion de presse ", M. Giscard d’ Estaing a dressé un sombre tableau du " monde malheureux " que les hommes d’ États doivent conduire. Si ce monde savait où il va, ce serait, a-t-il dit " pour découvrir qu’il va à la catastrophe ".


Mais il faut tout faire pour que cette situation de crise " débouche sur un progrès ", et c’est dans cette perspective qu’il a voulu exposer la politique extérieure de la France.


Le chef de l’ État a proposé la réunion au début de 1975, d’une conférence réunissant en nombre égal et restreint les principaux pays exportateurs de pétrole, les pays consommateurs industrialisés et les pays importateurs qui ne le sont pas. Il s’agirait d’offrir aux producteurs une garantie de revenus sous forme d’indexation, mais à partir d’un niveau de prix plus bas que celui qui existe actuellement. Le chef de l’ État a confirmé, par ailleurs, que la France ne rejoindrait pas le " groupe des Douze " formé par les principaux pays consommateurs, mais qu’il en comprenait les objectifs.


Ce projet est généralement accueilli, au moins dans les capitales occidentales, avec un certain scepticisme. La Sueddeutsche Zeitung de Munich va jusqu’à écrire que l’on peut dés maintenant " affirmer sans trop s’avancer que la conférence n’aura pas lieur " . Aux États-Unis, on admet que cette proposition complique les initiatives américaines, mais on relève aussi le ton conciliant employé par M. Giscard d’ Estaing. Bonn et Londres ne semblent pas prêts non plus à se rallier à l’initiative française.


Ce scepticisme rejaillit sur le " sommet " européen, dont le président de la République a saisi officiellement ses partenaires jeudi. Il est très peu probable, en effet, estime-t-on dans les capitales européennes que les Neuf puissent mettre sur pied une politique commune de l’énergie avant la fin de novembre ou le début de décembre, date proposé par Paris pour le réunion des chefs de gouvernement. Cela dit, le principe d’un " sommet " est accepté et sa date pourrait être fixée par les ministres des affaires étrangères, lors de leur réunion à Bruxelles le 11 novembre.


M. Giscard d’ Estaing a encore parlé du Proche-Orient, demandant que le problème palestinien soit " traité " dans le cadre d’un règlement d’ensemble. Ces propos ont été bien accueillis par un porte-parole de l’ Organisation de libération de la Palestine, qui les a qualifiés de " réaliste et avancés ". En revanche, en Israël, on s’attend à des conversations " très dures " avec M. Sauvagnargues, lors de sa visite à la fin du mois.


En France, les propos du Président de la République sur la politique extérieure n’ont suscité que peu de commentaires dans les milieux politiques. C’est ainsi que l’opposition n’a pas réagi à la proposition de recevoir ses dirigeants avant la fin du mois prochain, en prévision des entretiens avec MM. Brejnev et Ford.

L’INTENDANCE PRÉCÈDE


Par ANDRÉ FONTAINE


Comparaison n’est pas raison, M. Giscard d’ Estaing était fondé à demander à ses auditeurs, au cours de la deuxième " réunion de presse " de sa présidence, de ne pas juger sa politique par rapport à celle de ses prédécesseurs, mais en soi. Comment cependant ne pas songer, en l’entendant, aux deux hommes qui se sont si souvent exprimés à cette même place et dont il diffère tant !
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Par le style d’abord. Le conférencier, superbement à l’aise, presque toujours souriant, même aujourd’hui les conséquences d’une politique qui a souvent sacrifié la rentabilité aux chimères du prestige pour reprocher à M. Giscard d’ Estaing de faire une large place dans son analyse aux réalités économiques. C’est un fait qu’ elles dominent le monde d’aujourd’hui et que nombre des maux dont il souffre s’expriment d’abord, même lorsque leur origine est autre, en termes économiques.


( Lire la suite en page 8. )

GÉRER L’ IMPRÉVISIBLE


Par PAUL FABRA


Est-il possible que la crise " durable " dans laquelle nous sommes entrés débouche finalement sur un progrès et non pas sur une catastrophe, sans une action délibérée des gouvernement pour ramener les conditions d’un certain ordre économique et monétaire ? telle est la question fondamentale que l’on pouvait se poser en écoutant le président de la république française dont on peut ainsi résumer le diagnostic : la continuation des tendances actuelles est impossible, car les déséquilibres que traduisent les différentes courbes concernant la croissance démographique, la consommation des matières premières, l’accumulation des balances dollars par les pays producteurs de pétrole, etc, sont insupportables, ils seront donc corrigés " par des événements " qui amèneront dans les cinq ou six années à venir des changements profonds et " discontinus " dans le monde.


( Lire la suite page 8 )

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