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U-004-114

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    2009.















le 15.10.74

LES PAYS DE L’O.C.D.E.
LIMITERAIENT EN 1980
LEURS IMPORTATIONS
PÉTROLIÈRES
A LEUR NIVEAU DE 1972


Le volume des importations des pays membres de l’O.C.D.E. (Organisation de coopération et de développement économique ) pourrait ne pas excéder , en 1980 , le volume de leurs importations en 1972 , étant donnés les prix actuels du brut , même si ces pays retrouvent les taux de croissance prévus avant le quadrupiement des prix du pétrole . C’est l’une des conclusions du comité de l’énergie de L’O.C.D.E. , réuni à Paris les 10 et 11 octobre , qui va jusqu’à penser qu’une diminution des importations de produits pétroliers est possible à cette date si ces pays accélèrent la mise en exploitation de leurs propres ressources énergétiques .


Cette opinion semble partagée aux Etats-Unis par l’administration fédérale de l’énergie (F.E.A.) , dans une esquisse de son « Projet indépendance ». Alors qu’a court terme seules des économies d’énergie permettront de réduire les importations américaines de produits pétroliers (d’un million de barils par jour ) , à long terme , si le prix du pétrole importé se stabilise à son niveau actuel , un ensemble de mesures pour accélérer la production nationale pourrait rendre inutile toute importation en 1965.

ÉNERGIE


Les compagnies pourraient demander
une nouvelle majoration des prix
des produits pétroliers


Une nouvelle fois , l’augmentation des tarifs des produits pétroliers , en France , est à l’ordre du jour . Les compagnies exerçant leurs activités sur le territoire national vont vraisemblablement demander une hausse des prix . Certes , à la suite des rumeurs quant à une augmentation très prochains de l’essence , l’entourage du premier ministre a tenu à préciser , le dimanche 13 octobre , que ces rumeurs étaient « dans l’état actuel des choses , dépourvues de tout fondement ». M. Michel d’Ornano , ministre de l’industrie et de la recherche , a de son côte , déclaré ce lundi matin au micro de R.T.I. : « L’augmentation du prix de l’essence n’est pas prévue dans le plan énergétique gouvernemental. »


Pourquoi les compagnies demandent « elles un rajustement des prix ? D’une part , il s’agirait de répercuter la hausse moyenne de 5% décidé&e à Vienne le 13 septembre , lors de la dernière réunion de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole . Les experts de la direction des carburants du ministère de l’industrie et de la recherche estiment que la majoration du coût d’accès au brut les compagnies après cette décision est d’environ 20F par tonne . Il reste que L’O.C.D.E. , lorsqu’elle à pris cette mesure à Vienne avait fait remarquer qu’elle n’entraînerait pas de répercussions pour les pays consommateurs , les majorations des royalties et impôts décidée ne devant toucher que les compagnies qui verraient ainsi une part de leurs super » bénéfices amputé. Une nouvelle fois , c’est donc la question de la réalité des profits des compagnies pétrolières qui est posée .


La seconde raison , avancées pour une hausse des prix des produits pétroliers en France , s’appuie sur ce que les milieux professionnels appellent « le rétroactivité des accords de participation » .


Les pays producteurs ont en effet décidé il y a quelques mois d’accélérer le processus de nationalisation de leurs gisements pétroliers . Les uns après les autres , ils ont décidé de porter leurs participation dans le capital des sociétés exploitant le pétrole sur leurs territoire , de 25 à 60 % , ce qui entraîne une hausse du prix du pétrole payé par les compagnies .


Les choses se compliquent du fait que ces accords de participation ont été négociés pendant de longs mois et sont conclus avec effet rétroactif au 1er janvier 1974. Ainsi , par exemple , l’émirat d’Abou Dhabi vient de demander à la Compagnie française des pétroles (C.F.P.) le versement d’environ 1 milliard de francs , correspondant à l’application avec rétroactivité au 1er janvier 1974 de l’accord portant sa participation de 25 à 60% dans les deux compagnies pétroliers exploitant le pétrole sur son territoire , et dont la C.F.P. est actionnaire .


Ce paiement ne pose pas de problème à la compagnie qui a constitué des provisions . Mais les pétroliers se retournent maintenant vers les pouvoirs publics , en leur disant en substance ; « Vous fixes les prix des produits pétroliers en vous basant sur les statistiques douanières . Ces statistiques n’ont pas pris en compte pendant plus de six mois l’augmentation de la participation des pays producteurs (puisque les accords n’étaient pas définitivement conclus ) . Il vous faut maintenant prendre en considération cette rétroactivité et nous permettre de compenser les provisions que nous avons faites et que nous allons verser aux Etats producteurs .  »


Reste a savoir si les services de M. Fourcade accepteront cette revendication . Dans la négative , les compagnies exerçant leurs activités seules la charge de cette rétroactivité , ce qui risque d’en mettre plusieurs en difficulté . Par contre n si l’on accède à leur demande . Il faudra une nouvelle fois augmenter les prix des produits pétroliers , et choisir si l’on .


U rentrée

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