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AFP BULLETIN D’AFRIQUE 17.18/8/1975 N°8751

PETROLE
AVANT LA REUNION DES EXPERTS DE L’OPEP


VIENNE, 16 août - Les experts du "groupe de travail pour les prix et l’indexation" de l’OPEP (Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole) se réuniront à Vienne à partir de lundi pour mettre au point les recommandations, qui, après examen par la "Commission économique" de l’organisation seront soumis aux 16 ministres avant leur conférence extraordinaire qui s’ouvrira le 24 septembre dans la capitale autrichienne.


Les experts qui n’ont aucun pouvoir de décision se rencontreront dans un climat marqué par un double antagonisme et une situation généralisée de crise, fait-on remarquer à Vienne.


Les divergences entre le tiers monde - dont les producteurs de pétrole se veulent partie intégrante - et les nations industrialisées ne pourront trouver de solution avant un aboutissement de la "conférence Giscard" appelée à se réunir cet automne après son semi-échec en avril à Paris. Le relèvement des prix du brut, gelés jusqu’à la fin septembre, est inévitable et attendu, mais l’évolution des relations entre le "nord" de la planète, nanti, et le "sud" traditionnellement pauvre, se ressentira du taux d’augmentation qu’adoptera l’OPEP estime-t-on généralement.


C’est à propos de ce pourcentage que s’est à nouveau fait jour, depuis quelques semaines, le clivage à l’intérieur de l’OPEP, entre "modérés" et "jusqu’au boutistes". Ces derniers, identifiés cette semaine par le Cheikh Ahmed Zaki Yamani, ministre saoudien du Pétrole, comme étant le Vénézuéla, l’Algérie, l’Irak, le Gabon, l’Equateur et la Libye, font valoir l’évolution du marché et la baisse conséquente de leurs revenus pétroliers au cours de neuf mois de prix gelés pour réclamer une augmentation pouvant aller jusqu’à 35 %. Le brut est actuellement vendu à 10,46 barils de 159 litres, abstraction faite de toute variation due aux diverses primes.


Le camp des "modérés" en revanche, conduit par l’Arabie Saoudite dont la politique pétrolière ne semble guère avoir changé après l’assassinat du roi Fayçal, se fait le champion d’une stratégie à long terme. "Nous savons que si votre économie s’effondre nous nous effondrons avec vous" expliquait M.Yamani dans son interview à "l’Européo" de Milan. On peut ranger dans ce camp des pays comme l’indonésie ou les Emarats Arabes.


A suivre .....



AFP BULLETIN D’AFRIQUE 17.18/8/1975 N°8751

PETROLE
AVANT LA REUNION.... (2)


Les observateurs, s’accordent, de ce fait, à penser qu’un poids particulier reviendra à la position de l’Iran, dont consulté ces jours derniers l’Arabie Saoudite.


La crise que traverse l’économie occidentale, estime-t-on à Vienne, n’est guère de nature a "faire passer" des relèvements trop substantiels, d’autant que leur impact risque de ne pas rehausser le prestige des pays producteurs. La plupart de ceux-ci en effet sont soucieux de confirmer une vocation purement politique.


L’autre problème à débattre au niveau des experts paraît donc comme moins" explosif "tout en revêtant une importance considérable pour l’OPEP. Le remplacement du dollar américain par un "cocktail" de monnaies ou par les droits de tirage spéciaux du Fonds Monétaire International, tout deux moins sujets aux fluctuations, devrait pouvoir se faire sinon dans l’unanimité tout au moins par consensus, estime-t-on.


Mais tout dépend de la consommation pétrolière. Les exportations de l’OPEP ont baissé de 1,82 milliard de tonnes en 1973 à 1,78 milliard l’année dernière et seul un accroissement de la demande, constaté au début du mois à Genève par l’Algérie, l’Arabie Saoudite, l’Iran et le Vénézuéla, permettrait de justifier une sévère politique d’augmentation.


Dans le jeu compliqué des mécanismes économiques internationaux, un facteur irrationnel risque ainsi de déjouer les plus savants des calculs. C’est l’hiver 1975/1976. (AFP) jd.

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