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LE MONDE - 17 décembre 1975 - Page 17

Le développement des forages pétroliers off-shore nécessité
des investissements de plusieurs milliards de francs chaque année


La Comité d’ études pétrolières marines (C.E.P.M.) et l’ Association de recherche sur les techniques d’ exploitation du pétrole (ARTEP) ont organisé, les 10, 11 et 12 décembre à Paris, a premier colloque international sur les techniques d’ exploration et d’ exploitation des hydrocarbures. Les quatre cents participants - Français surtout mais aussi représentants d’ une douzaine de pays étrangers - ont ainsi pu débattre des progrès des techniques de forage et de production off-shore et des récentes recherches tendant à augmenter le pourcentage des hydrocarbures extraits réellement des gisements.


M. J-M D’ HERBES, président de l’ ARTEP, a rappelé qu’ en l’ état actuel des techniques la pourcentage de récupération des hydrocarbures dépasse rarement 30% . Pour chaque tonne de brut produite, plus de deux tonnes restent en place, piégées au sein du gisement." Il est donc urgent de perfectionner les techniques de récupération assistée qui feront passer le pourcentage moyen à 45% (peut-on espérer atteindre un jour 60%).


M. Maurice Leblond, président du C.E.P.M., a souligné l’ importance croissante de l’ off-shore. Les gisement terrestres "faciles" ont été les premiers exploités, ce qui est normal. Ensuite est venu le tour des gisements terrestres difficiles et surtout des champs sous-marins, ce qui a entraîné un progrès rapide des techniques off-shore et une progression galopante des investissements. Il y a une dizaine d’ année, on ne complaît guère qu’ une centaine d’ appareils de forage marin, représentant environ une valeur de 400 millions de dollars. Aujourd’hui, il y a trois cents engins de forage qui, avec tout leur appui logistique, ont coûté 5 200 millions de dollars. Dans les deux prochaines années, les constructeurs livreront cent quarante engins supplémentaire représentant un investissement de 3 500 millions de dollars. La progression de la part du pétrole sous-marin dans la production mondiale est d’ ailleurs très significative, 1965 : 190 millions de tonnes, soit 13% : 1974 : 480 millions de tonnes, soit 17% (1980 : 900 millions de tonnes, soit 25% ?).


Pour faire face à la demande, Il faudra de plus en plus rechercher le pétrole caché dans les fonds des mers. Actuellement on ne sait guère forer que sous 650 mètres d’ eau et on ne peut exploiter que sous 160 ou 170 mètres d’ eau. Dès 1977, on devrait être capable de forer sous 1 000 mètres d’ eau et on pense déjà aux gisements situées sous 2 000 mètres d’ eau. M. Leblond a donc rappelé qu’ il faudra de plus en plus "mariniser" la technologie, mettre une partie des équipements sur le fond et le reste sur des supports flottants après avoir testé les nouveaux systèmes à des profondeurs moins importantes. Les investissements seront colossaux. Le seul prix d’ un ombilical reliant les installations de surface à celles posées sur les fonds est-il estimé actuellement à 100 millions de francs pour une profondeur d’ eau de 1 000 mètres.


M. Gérard Piketty, directeur des carburants au ministère de l’ industrie et de la recherche, s’ est félicité de ce que l’ industrie pétrolière française et l’ Etat aient coordonné dès 1963 les recherches sur les technologies futures. Cette année-là en effet, le C.E.P.M. a regroupé les sociétés pétrolières françaises, l’ institut français du pétrole et diverses sociétés spécialisées et a bénéficié de l’ appui financier des pouvoirs publics. L’ effort français a ainsi atteint quelque 700 millions de francs pour les dix dernières années, dont 165 millions pour la seule année 1975. En 1976, on devrait arriver à 250 millions de francs. Quant à l’ ARTEP qui regroupe les compagnies françaises et l’ Institut français du pétrole, elle dispose chaque année de 50 millions de francs environ, dont une bonne partie est consacrée aux recherches fondamentales sur la récupération assistée.


YVONNE

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