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U-006-061

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8/8/76



L’OPEP prêtera sans intérêts 400 millions de dollars à une quarantaine de pays pauvres


Les ministres des finances de treize Etats membres de l’organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), réunis les 5 et 6 août à Vienne, ont examiné les modalités de leur aide financière aux pays les plus pauvres.


De notre correspondante


Vienne, - A la veille de leur réunion, les ministres des finances de l’OPEP se trouvaient placés devant le choix suivant : soit contribuer immédiatement, comme ils l’avaient décidé en novembre 1975, au milliard de dollars nécessaire à la mise en fonction du développement agricole (FIDA) (le Monde des 15 et 21 juin) : soit attendre que les pays industrialisés fournissent l’intégralité de leurs propres contributions.


Les ministres n’ont pas apporté de réponse claire à cette alternative. A l’issue de deux jours de discussions, ils ont affirmé
qu’ " ils renouvelaient leur engagement de verser au FIDA 400 millions de dollars prélevés sur les ressources du Fonds spécial de l’OPEP (elles s’élèvent actuellement à 800 millions de dollars), à condition toutefois que les pays développés apportent de leur côté l’équivalent d’au moins 600 millions de dollars". Une position ambiguë qui illustre les divergences qui ont éclaté à propos du FIDA entre les pays développés et l’OPEP. Créé en novembre 1975 à Rome, lors de la conférence mondiale de l’alimentation, afin d’aider les pays pauvres à surmonter leur pénurie alimentaire, le FIDA aurait dû entrer officiellement en fonction en juin 1976. Quarante-cinq pays devraient bénéficier de ce fonds (vingt-huit africains, onze asiatiques et cinq d’Amérique latine).
Il fallait pour cela que le montant de 1 milliard de dollar, fixé à Rome comme mise de fonds pour l’ouverture du FIDA, eût été réuni. Or, il manque toujours quelque 64 millions de dollars.


Les pays de l’OPEP - répondant ainsi à la demande des Nations unies - avaient initialement offert de participer pour 500 millions de dollars. Au début de 1976, ils ont décidé de réduire cette somme à 400 millions de dollars, estimant "injuste" que l’on demande à des pays en voie de développement (parmi lesquels ils se rangent) d’apporter une somme égale à celle des pays industrialisés.


De leur côté, les Etats industrialisés, malgré un certain effort, ne veulent contribuer globalement au FIDA que pour un montant d’environ 536 millions de dollars.


Les ministres des finances de l’OPEP ont vivement critiqué cette attitude, notant que "les contributions déclarées jusqu’ici par les pays de l’O.C.D.E. n’ont pas atteint le niveau demandé".
Les ministres des finances de l’OPEP ont vivement critiqué cette attitude, notant que "les contributions déclarées jusqu’ici par les pays de l’O.C.D.E. n’ont pas atteint le niveau demandé".
Les ministres des finances de l’OPEP "les prient donc instamment de répondre favorablement à la requête émise par le secrétaire des Nations unies d’augmenter leur apport financier pour compléter la somme nécessaire au fonctionnement du FIDA et lui permettre d’être opérationnel aussitôt que possible".

Le second sujet à l’ordre du jour des ministres des finances avait trait aux modalités de la répartition de l’autre moitié du fonds pécial de l’OPEP Le Fonds spécial de l’OPEP a été créé au début de 1976. Initialement, il devait être doté de 1 milliard de dollars. Cette somme a été ensuite réduite à 800 millions de dollars. Voici la part des treize pays membres du Fonds : Iran, 210 millions de dollars (26,25 %) ; Arabie Saoudite, 202 millions (25,25 %) ; Venezuela, 112 millions (14 %) ; Kuweït, 72 millions (9 %) ; Irak, 40 millions (5 %) ; Libye, 40 millions (5 %) ; Emirates arabes unis, 33 millions (4,12 %) ; Algérie, 20 millions (2,5 %) ; Qatar, 18 millions (2,25 %). Quant à l’Equateur, au Gabon et à l’Indonésie, leur contribution est considérée comme "symbolique" puisqu’ils ne participent au Fonds que pour environ 1 million de dollars chacun.. Ils ont tracé les grandes lignes (catégorie de pays, définition des projets) de cette aide aux pays les plus pauvres. Les détails de sa répartition devait être débattus à huis clos à Vienne samedi 7 août et dimanche 8 août par le comité des gouverneurs de l’OPEP.
Selon M.Zaheri, porte-parole de l’Organisation, il semble que les pays bénéficiaires de cette aide directe seraient les mêmes que ceux qui ont été retenus par les Nations unies pour recevoir les affectations du FIDA. Les sommes distribuées le seraient sous forme de crédits à long terme (vingt ou trente ans) et libres de tout intérêt. Elles seraient destinées, d’une part, à compenser le déficit de la balance des paiements des pays concernés, d’autre part, à favoriser le développement de leurs projets industriels.


ANITA RIND.


Malgré la reprise de l’embauche
LE CHOMAGE AUGMENTE DE NOUVEAU AUX ÉTATS-UNIS


Aux Etats-Unis, en dépit de la reprise de l’embauche, le nombre des chômeurs a augmenté en juillet, comme cela avait déjà été le cas en juin. Il atteint de nouveau 7,4 millions, soit 280 000 de plus qu’en juin, et représente maintenant 7,8 % de la population active, contre 7,3 en mai dernier.


Pourtant, souligne le département du travail, 400 000 personnes supplémentaires ont trouvé du travail en juillet, portant les effectifs de l’emploi au niveau record de 87,9 millions. L’administration américaine explique cette apparente contradiction par le retour sur le marché du travail d’un grand nombre de personnes - des femmes surtout - qui avaient renoncé à chercher une situation durant la récession.


Le chômage avait diminué plus rapidement que prévu aux Etats-Unis pendant les premiers mois de l’année sous l’effet de la forte reprise des affaires. Mais l’augmentation des deux derniers mois compromet les prévisions de l’administration selon lesquelles le taux de chômage tomberait en dessous de à la fin de l’année.

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