Avertissement: Ce site n'est plus maintenu à jour. Vous pouvez continuer à le consulter en archive.

U-006-062

  • Recherche textuelle
  • Brèves
  • Des interviews exclusives de Dja-Apharou ISSA IBRAHIM, ami et confident de Jacques Baulin, responsable par donation de l’intégralité des documents constituant le fond, et président de l’association sont actuellement publiées dans la rubrique présentation.

  • Les trois ouvrages de J. Baulin : Conseiller du président Diori, La politique africaine d’Houphouët-Boigny et La politique intérieure d’Houphouët-Boigny
    seront disponibles sur le site en version iBook et en version Pdf dès septembre
    2009.


















Le projet de vente française au Pakistan


10/8/76

Centrales nucléaires et usines de retraitement


Les centrales nucléaires ont pour élément essentiel un réacteur, dans lequel on fissionne de l’uranium naturel ou enrichi en isotope 235. La chaleur produite est convertie en électricité. Les centrales n’ont aucune application militaire. Certes l’uranium qui a séjourné dans le réacteur contient du plutonium, matériau fisselle utilisable dans une bombe atomique, mais ce plutonium est disséminé dans l’uranium résiduel, à une faible concentration.
L’uranium contient aussi de nombreux autres éléments produits dans la fission nucléaire, et dont la seule présence interdit l’utilisation éventuelle du plutonium. Le tout dégage une intense radio-activité et ne peut être manipulé que dans des conditions de sécurité draconiennes.


Le plutonium ne devient utilisable que lorsqu’il a été séparé de l’uranium usagé et des autres produits créés par la fission.
Cette opération se fait dans une usine de retraitement. Dans son principe, c’est une simple usine chimique. Mais comme elle traite des matériaux fortement radioactifs, elle fait appel à une technologie très perfectionnée : non seulement toutes les opérations doivent être commandées à distance, mais l’entretien ou le remplacement de plusieurs parties de l’usine doit aussi être télécommandé. En effet, dès la mise en service, la plupart des pièces seront contaminées par les matériaux radio-actifs, et aucune intervention manuelle ne pourra plus être faite.


Peu de pays ont les moyens techniques de concevoir et de construire une usine de retraitement. La France en construit une à la Hague, près de Cherbourg. Dans le monde non communiste, seuls les Etats-Unis et la Grande-Bretagne possèdent aussi des installations industrielles de retraitement.
L’Allemagne fédérale, l’Italie et l’Inde ont des usines pilotes ; le Japon a un atelier de démonstration.


Le plutonium qui sort d’une usine de retraitement peut trouver deux emplois. Il peut servir de matériau fissile pour une centrale nucléaire, en remplacement de l’uranium 235. Mais cette utilisation est pour l’heure tout à fait théorique, aucune centrale nucléaire ne fonctionnant au plutonium. L’autre emploi est, bien sûr, la fabrication d’une bombe atomique.


L’usine que la France doit vendre au Pakistan est, selon toute vraisemblance, une installation pilote, qui ne pourra produire que de faibles quantités de plutonium. Mais il suffit de quelques kilos pour faire une bombe, et l’Inde, qui n’a aussi qu’une usine pilote, en a fait exploser une. -M.A.

info portfolio

Creative Commons License Fonds d’archives Baulin (http://www.fonds-baulin.org), développé par Résurgences, est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons : Paternité-Pas d’Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France.
Plan du site
Site propulsé par l'Atelier du code et du data, chantier d'insertion numérique