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U-006-078

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    seront disponibles sur le site en version iBook et en version Pdf dès septembre
    2009.

LA HAUSSE DU PRIX DU PETROLE
29.12.76


M. de Guiringaud : il y a une fissure dans l’OPEP


Répondant aux questions des journalistes au cours du journal le TF 1 mardi 28 décembre, M. de Guiringaud, ministre des affaires étrangères, a commenté en ces termes le rôle de l’Arabie Saoudite au sein de l’OPEP :

"Il y a certainement une fissure dans l’OPEP. Y aura-t-il rupture du front des producteurs ? Il est trop tôt pour le dire.
Il suffit que l’Arabie Saoudite augmente un peu sa production pour obliger tout le monde à s’aligner sur le prix qu’elle aura fixé. Nous allons vers une augmentation assez raisonnable de l’ensemble des prix, voisine de 5 %. L’Iran et les autres pays producteurs ont une situation assez difficile : notamment des problèmes de trésorerie pour l’Iran."



"L’Algérie n’a pas commenté de façon particulière la décision de Doha (la hausse des prix décidée à Qatar à la mi-décembre. N.D.I.R.). Elle se rend compte qu’il faudra réduire la hausse. Les producteurs se rendent compte qu’ils dépendent de la situation dans les pays développés."



"L’Arabie Saoudite, a dit encore M. de Guiringaud, exerce déjà tout le Moyen-Orient et au-delà. Elle est peut-être le seul pays à l’heure actuelle qui soit en mesure de donner, sans poser beaucoup de conditions, des milliards à un autre pays. Cela confère un certain pouvoir. Elle a pesé sur le dénouement de la crise libanaise en faisant savoir à certains des groupes qui étaient engagés dans la crise qu’elle cesserait toute fourniture. C’est pour cela qu’un cessez-le-feu est intervenu. Je pense qu’elle va demander aux pays occidentaux de faire pression pour un règlement au Proche-Orient."


A propos de ce règlement, M. de Guiringaud a précisé :

"Je crois qu’il n’y a pas eu de moment, depuis plusieurs années, où les chances aient été meilleures d’aboutir à un règlement."

Un accord est possible, dans le cadre de la conférence de Genève, reconnaissant notamment aux Palestiniens "une base territoriale, un Etat" et assurant à tous les Etats de la région "des frontières sûres et garanties". Le ministre français s’attend que les Américains "qui ont beaucoup évolué depuis deux ou trois ans, et qui reconnaissent le fait palestinien" sont "prêts à exercer une pression sur Israël pour que celui-ci reconnaisse un Etat palestinien", "Nous y sommes favorables", a dit encore M. de Guiringaud.



LE DÉPIT DU CHAH



(De notre correspondant.)


Rome, - Le chah d’Iran a déclaré dans une interview accordée au quotidien de Milan Giornale qu’il aurait été disposé à contribuer au financement du groupe Flat, tout comme le colonel Kadhafi. "Je l’aurais certainement fait, a souligné le chah.
D’ailleurs, j’ai plusieurs fois proposé différentes formes de coopération à Agnelli, mais je n’arrive pas à comprendre pourquoi il m’a toujours dit non. Il y avait une petite fabrique de montage Fiat en Iran, mais Agnelli n’a pas voulu la développer. Je n’arrive
vraiment pas à comprendre. Il y a cinq ans, Fiat avait de grosses cartes à jouer en Iran. D’autres, beaucoup d’autres, les ont jouées.
Fiat ne pourra plus jamais les jouer et a perdu toutes ses chances en Iran."


7/10/76

La centrale de Koeberg ne donnera à l’Afrique du Sud aucune capacité nucléaire militaire
déclare le représentant de la France à l’ONU


Nations unies (New-York) (A.F.P.), - Répondant au commissaire des affaires étrangères du Nigéria, le général Carba, qui avait demandé lundi 4 octobre à l’Assemblée générale des Nations unies d’enjoindre à la France d’annuler son "marché nucléaire" avec l’Afrique du Sud (le Monde du 6 octobre), M. Guy Scalabre, ministre conseiller de la délégation française, a déclaré mardi devant la même Assemblée que le gouvernement français s’était assuré de "l’impossibilité absolue" pour l’Afrique du Sud de "progresser en quoi que ce soit vers l’obtention d’une capacité nucléaire militaire grâce au fonctionnement de la centrale de Koeberg".


Sur le plan technique, M. Scalabre a expliqué que la centrale de Koeberg est d’un type utilisant comme combustible un uranium à très faible concentration et donc impropre aux usages militaires, à moins d’être passé par une usine d’enrichissement ou soumis après combustion à un retraitement.
Ceci a précisé M. Scalabre, ne peut être accompli dans le monde que dans une seule usine, en France, actuellement en essais.
Une autre de ces usines est en construction aux Etats-Unis, une autre en Grande-Bretagne et une projetée, en Allemagne.


Le représentant de la France a rappelé ensuite qu’aux impossibilités matérielles évoquées s’ajoutaient les garanties de l’Agence Internationale pour l’énergie atomique (A.I.E.A.), dont le conseil des gouverneurs a approuvé le 17 septembre dernier l’accord tripartite conclu entre la France et l’Afrique du Sud d’une part, et l’Agence de l’autre, accord tripartite qui s’est ajouté à l’accord bilatéral conclu entre la France et l’Afrique du Sud.
Relevant que le général Garba avait exprimé des doutes sur l’efficacité des contrôles de l’Agence, M. Scalabre a fait valoir que si ces doutes étaient fondés, une situation très grave en résulterait non seulement en Afrique du Sud, mais dans le monde entier : près de quatre-vingts centrales électriques nucléaires ont été vendues à l’étranger, pour lesquelles les contrôles de l’A.I.E.A. sont les seules garanties de non-prolifération.


En tout état de cause, a ajouté M. Scalabre, toute dérogation aux règles de contrôle amènerait une rupture de contrat et l’arrêt des indispensables fournitures françaises : dans de telles conditions, la centrale de KOeberg ne pourrait plus fonctionner. La délégation française, a conclu M. Scalabre, peut affirmer qu’il n’existe aucun risque de voir détourner de sa destination, qui est la fourniture de courant électrique, le moindre élément de technologie, la moindre quantité de matériel nucléaire ou de produit fissile :
"S’il en avait été autrement, le gouvernement français eût refusé son autorisation et sa garantie au contrat conclu entre Framatome et l’Afrique du Sud, plutôt que d’être à l’origine d’un risque nucléaire quelconque qui serait considéré comme une menace par ses amis africains."


Le chef de l’Etat angolais, M. Agostinho Neto, devait quitter Luanda mercredi 6 octobre pour Moscou, où il se rend en visite officielle, a annoncé un communiqué diffusé par la présidence de la République à Luanda. - (A.F.P.)

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