U-006-109

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  • Des interviews exclusives de Dja-Apharou ISSA IBRAHIM, ami et confident de Jacques Baulin, responsable par donation de l’intégralité des documents constituant le fond, et président de l’association sont actuellement publiées dans la rubrique présentation.

  • Les trois ouvrages de J. Baulin : Conseiller du président Diori, La politique africaine d’Houphouët-Boigny et La politique intérieure d’Houphouët-Boigny
    seront disponibles sur le site en version iBook et en version Pdf dès septembre
    2009.















le 11.11.76

Déférence .


M. Kissinger a toutes raisons de se réjouir de l’attitude adoptée par le gouvernement française à la suite de son dernier « gambit » : non seulement les vives critiques qu’il avait adressées tout l’été à la France pour sa politiques d’exportation nucléaire ont entraîné un net recul du « laxisme » reproche à Paris , mais il est à peu près clair que M. Giscard d’Estaing ne voit plus d’objection à ce que soit annulé le contrat qui avait mis le feu aux poudres : la ente au Pakistan d’une usine de retraitement de combustible nucléaire .


Les concessions françaises aux thèses américaines ont été faites en plusieurs temps . Des le début de septembre , soit quelques semaines après l’« éclat » de M. Kissinger lors de sa visite au Pakistan et en France , l’Élysée annonçait qu’un conseil de politique nucléaire extérieure allait être mis sur pied pour coordonner les ventes d’équipements à l’étranger . Le 11 octobre , ce conseil adoptait une déclaration rédigée en termes suffisamment généraux pour satisfaire tout le monde , mais on laissait entendre déjà à l’Elysée que les exportations d’équipements « sensibles » , et notamment d’usines de retraitement des combustibles irradiés , seraient encore plus sévèrement contrôlée , voire arrêtées .


Autrement dit , le contrat franco-pakistanais serait très probablement le dernière du genre que signerait Paris . Il n’en était pas moins maintenu , et la thèse

Paris n’insiste plus pour vendre
une usine nucléaire <br/ au Pakistan


On ne cache plus à Paris , dans les milieux informes , que le gouvernement français n’élèverait pas d’objections majeures au cas ou le Pakistan serait amené a renoncer , sous la pression des Etats-Unis — auxquels s’est joint le Canada , - au contrat prévoyant la fournitures irradiés . Les polémiques suscitées par ce contrat ont probablement été évoquées au cours d’entretiens récents qui se poursuivent depuis le début de la semaine , à Paris , entre les deux gouvernements .

Un «  envoyé spécial  » du président Giscard d’Estaing a rencontré M. Zulfikar Ali Bhutto , premier ministre pakistanais , entre le 5 et le 7 novembre , à l’occasion d’une visite secrète au Pakistan , annonçait -on de source bien informée mardi 9 novembre , à Islamabad . Bien que l’on se refuse officiellement au moindre commentaire , le quotidien pakistanais Musawat précise qu’il a notamment été question de la coopération nucléaire entre la France et le Pakistan . A Paris , ce mercredi 10 novembre , on à démentir cette information .


D’autres part , M. Aziz Ahmed , ministre d’Etat pakistanais pour la défense et les affaires étrangères , est arrivé en début de semaine à Paris . Lundi , il a rencontre M. Louis de Guiringaud , ministre des affaires étrangères .


(Lire la suite page 6.)

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