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SCIENCES


vu 24.12.76

La coopération européenne sur la fusion thermonucléaire semble compromise


Le J E T ( Joint Européen Torus ) est-il " mort " ? A en croire la presse allemande - relayant et amplifiant des déclaration de M. Guido Brunner, membre de la Commission de la Communauté économique européenne, - ce projet d’un grand appareil européen d’étude de la fusion thermonucléaire ne verra jamais le jour. Et le responsable est clairement désigné : M. Michel d’ Ornano, ministre français de l’industrie et de la recherche. En refusant que le site du JET soit choisi par un vote majoritaire et non unanime, il aurait porté au projet un coup mortel.


Il faut cependant, reconnaître que le JET se porte bien mal. peu de progrès ont été faits depuis le 16 décembre 1975, quand les ministres de la recherche, après des heures de discussions infructueuses, s’étaient séparés sans choisir le site et même sans approuver formellement le projet. Plus le temps passe, plus les évaluations financières faites à l’origine deviennent douteuses, et plus le JET prend du retard sur ses concurrents américains et russes. Il est donc urgent d’en finir, sinon... ce sera, de toute façon, fini. Et la balle est nettement dans le camp français.


M. d’ Ornano " s’est conduit en saboteur " écrit l’hebdomadaire allemand Die Zeit " dans un éditorial consacré au " coup mortel porté au projet Jet ". les quotidiens ne sont pas plus tendres. Die Weit parle d’un " lamentable fiasco dont la responsabilité incombe à la France" et le Stuttgarter Zeitung estime que notre pays a confirmé sa réputation de " n’agir qu’en fonction de ses intérêts et sans scrupules ".


M. Guido Brunner, commissaire de la C.E.E. chargé des questions de recherche, avait parlé lundi à Bruxelles d’ " agonie " du projet et estimé que le JET avait " seulement une chance sur dix " de voir le jour. sanas la nommer, il avait mis en cause la France, qui ne serait prête à aucune concession sur le site.


Le site du JET n’a pu être choisi au cours des réunions précédentes des ministres de la recherche, en décembre 1975, février, octobre et novembre 1976. chaque pays défendait son site : Garching pour l’ Allemagne fédérale, Culham pour la Grande-Bretagne, Ispra pour l’ Italie et Cadarache pour la France.


Il fut alors demandé au secrétaire d’ État néerlandais des affaires étrangères, M. Brinkhorst, de faire une tournée des capitales pour essayer de trouver une solution avant la nouvelle réunion des ministres envisagée pour le 20 décembre. Un vote unanime paraissant exclu, il semble que tous les États, sauf la France, auraient accepté d s’en remettre au choix de la majorité, ce qui éliminait très probablement Ispra et Cadarache. le refus français rendait sans objet la réunion de décembre et, dans l’esprit de certains de nos partenaires, condamnait le projet.


Laxisme financier


Au ministère de l’industrie et de la recherche, on ne voit pas les choses sous le même angle. Avant tout choix du site, on coudrait que soient définies et adoptées les grandes lignes de l’organisation, les règles de vote, la répartition des compétences. Il y a aussi des questions financières. La Commission avait initialement proposé un budget de 108 millions d’unités de compte ( 560 millions de francs ) sur cinq ans. cette évaluation datant de 1975, et n’étant plus à jour, la Commission propose de garder le même chiffre de 108 millions, mais sur quatre ans au lieu de cinq. On fixerait plus tard le budget de la cinquième année. ce laxisme financier est fort peu goûté du gouvernement français. D’autres points sont obscurs. s’il est admis que 80 % du financement sera communautaire, 10 % à la charge du pays hôte et 10 % à la charge des États, la répartition de ces derniers 10% n’est pas fixée.


A dire vrai, ces raisons ne semblent pas de nature à empêcher le choix d’un site. Certains hauts fonctionnaires français ne sont guère favorables au JET, et la presse allemande n’a peut-être pas tout - sur le fond sinon dans la forme - d’accuser M. d’ Ornano de se résigner facilement à l’échec du projet. Mais une autre interprétation est possible. Au 1er janvier prochain, la présidence du conseil des ministres des Neuf revient à un Britannique. Repousser la réunion ds ministres à 1977 peut favoriser le site anglais de Culham par rapport au site allemand de Garching.


Une déclaration de M. Pedini, ministre italien de la recherche, va dans ce sens ; M. Pedini maintient la candidature italienne pour le site d’ Ispra, mais accepterait une autre implantation si son pays recevait des " compensations ". Et il estime que le changement de présidence " Jouera en faveur du JET ", la Grande-Bretagne ne voulant pas " commencer sa présidence " sur un échec.


Pendant que le projet européen, s’il n’ " agonise " sans doute pas, s’enlise dans des discussions quelque peu mesquines, Les Américains construisent à Princeton un appareil analogue et y consacrent des sommes nettement plus élevées.


MAURICE ARVONNY.

DÉFENSE
LA GRÈCE COMMANDE SIX NOUVELLES CANONNIÈRES A LA FRANCE


Athènes ( U.P.I. ). - La Grèce a commandé, mercredi 23 décembre, six nouveaux navires de combat équipés de missiles aux Constructions mécaniques de Normandie, à Cherbourg ( Le Monde du 16 novembre ).


La commande, d’une valeur de 200 à 300 millions de francs, passée par le gouvernement grec prescrit que deux de six bâtiments seront construit à Cherbourg et les quatre autres en Grèce sous la direction et selon les plans des constructeurs français. les six navires sont des patrouilleurs de 300 tonnes, équipés de quatre missiles mer-mer chacun et peuvent atteindre une vitesse de 37 noeuds ( plus de 66 kilomètres à l’heure ), a précisé un prote-parole du ministère grec de la défense.


La Grèce a déjà acquis en 1972 quatre patrouilleurs de fabrication française équipés de missiles Exocet. Quatre autres sont actuellement en construction à Cherbourg, mais il s’agit d’un modèle de patrouilleurs lance-missiles amélioré, qui lui seront livrés en 1978.


[ Au total, la marine de guerre grecque disposera donc de quatorze patrouilleurs lance-missiles, qui sont des canonnières particulièrement bien armées et probablement destinées à la défense de la mer Égée, pour laquelle Athènes est en litige avec la Turquie. ]

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