href=’#nb18’ class=’spip_note’ rel=’appendix’ title=’Chiffres très peu objectifs alors comme aujourd’hui. En effet, selon l’EDF, (...)’ id=’nh18’>18] et chiffré » une fois énumérées, le mémorandum relève les points suivants :
« ... La tendance récente à l’amélioration du prix de l’uranium dans les transactions internationales permet d’escompter une revalorisation du prix de l’uranium africain.
« La délégation française affirme la volonté de la France de... faire bénéficier les producteurs nigériens et gabonais des meilleures conditions qu’il est possible d’obtenir sur le marché...
« Elle se déclare prête à étudier avec le Niger et le Gabon les moyens d’exercer une action commune tendant à la revalorisation des prix internationaux de l’uranium.
« L’augmentation prévue de la production du Niger exercera également des effets positifs sur les recettes de ces pays. »

En somme, pour accroître leurs recettes, Nigériens et Gabonais auraient tout intérêt, selon M. Guéna, à tabler sur une revalorisation de l’uranium au niveau du marché mondial, et sur une augmentation de leur propre production d’uranium, plutôt que sur la prise en considération par Paris du caractère spécifique de l’uranium.

En conclusion, M. Guéna, sans se rendre apparemment compte du caractère humiliant de son offre, propose ce qu’on appelle en commerce une avance sur marchandises. En effet, selon le mémorandum, « le gouvernement français est disposé à faire bénéficier dès 1974 les États africains, par anticipation, d’une partie des revenus attendus de la revalorisation de l’uranium. »

Le Niger et le Gabon présentent un contre-mémorandum. Pour eux, « en dehors des paramètres calculables, il en est d’autres, et plus importants, qui ne relèvent pas du calcul : l’indépendance économique de la France, la garantie de pouvoir satisfaire à ses besoins énergétiques, une économie substantielle de devises à l’égard de l’Étranger et le renforcement de la zone franc, enfin la solidarité des trois pays qui, dans une politique concertée, représentent 15 % du marché mondial de l’uranium. »

En conclusion, les représentants africains demandent « à la délégation française si elle est disposée à ouvrir la négociation sur les bases de l’apport énergétique du Niger et du Gabon à l’économie française. » M. Guéna répond qu’il n’a pas mandat pour de telles négociations. Les pourparlers sont alors « suspendus ». M. Guéna rentre en France avec ses collaborateurs.

Le 27 mars _M. Georges Pompidou est à

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