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Le monopole du pouvoir - Ouvrages - La politique intérieure d'Houphouët-Boigny - Fonds d'archives Baulin

l’A.E.C.I.F. affiliée, de plus, à la Fédération des Étudiants d’Afrique Noire en France (F.E.A.N.F.) communisante. Le Conseil des ministres décide donc de « supprimer immédiatement les bourses aux étudiants qui, par leur langage, leurs actes et leurs discours, ont pris des positions virulentes envers le gouvernement ».
Le président crée aussi une « Union Nationale des Étudiants de Côte d’Ivoire » (U.N.E.C.I.) concurrente de l’A.E.C.I.F., mais dont les dirigeants - MM. Coffi Mamadou et surtout Konan Julien - ne jouissent absolument pas du respect de leurs camarades. M. Konan Julien n’est-il pas accusé d’avoir laissé un trou « de 180 000 francs non encore justifié » quand il était,
en 1958, trésorier de l’U.G.E.C.I., organisation qui groupait alors les étudiants ivoiriens de France et de Dakar [31] ? La même publication tourne aussi en ridicule « le courage » de M. Konan Julien, ses qualités d’« écrivain et de penseur » pour conclure que « son mouvement... est en retard de soixante ans… ». Autre handicap, la nouvelle U.N.E.C.I. a, semble-t-il, une direction à prédominance baoulé, d’où l’accusation de « faction tribale » [32].
M. Joachim Bony, alors jeune ministre de l’Éducation sait, d’expérience, que le recours aux moyens coercitifs ne donnera aucun résultat. De plus, il répugne à sévir contre d’ex-camarades, amis et connaissances ayant fréquenté les mêmes cafés du Quartier Latin. Il appelle donc à l’apaisement, à la réconciliation, et pour allécher les étudiants, leur promet certains avantages matériels.
Peine perdue. En juillet 1961, on arrête encore des étudiants « pour action subversive et atteinte à la sûreté intérieure de l’État ».
Ces intellectuels en herbe ne cesseront de constituer une source perpétuelle de soucis. Après avoir créé un « Comité National de Libération de la Côte d’Ivoire » fin 1959, basé à Conakry semble-t-il, d’autres étudiants - ou les mêmes (?) - créeront à Paris, un peu plus tard, le « Mouvement Ivoirien de Libération » qui éditera Le Pilon. Il y aura encore, un peu plus tard, Le Nouveau Réveil, et aussi La Côte d’Ivoire Nouvelle. Celle-ci se disait engagée dans « une lutte libératrice, anti-féodale, anti-néocolonialiste et

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