trop manichéenne dans un contexte africain. Il convient en fait sans en exagérer pour autant l’importance, de prendre en compte le fait ethnique avec son contenu ésotérique. Ce facteur constitue sans conteste un pôle tiers, déviant, perturbateur, qui rend un peu floue la notion traditionnelle de classes.
Quelle que soit l’importance respective de ces différents facteurs, un fait reste acquis : les planteurs constitueront la locomotive de la lutte anti-coloniale. Cette spécificité ainsi que l’existence d’un colonat métropolitain développé dans le secteur primaire mise à part, les autres manifestations de la colonisation n’ont rien de bien original.
La bourgeoisie terrienne alliée à la naissance du P.C. français, effectuera ensuite un virage de 180° et cherchera un modus vivendi avec la métropole pour préserver son hégémonie.
Au lendemain de l’indépendance, soutenue par Paris en dépit de divergences certaines, la classe des planteurs imposera son pouvoir exclusif à l’ensemble de la Côte d’Ivoire, avant de se rendre compte, en 1964-1965, de la nécessité de le partager avec les autres composantes de l’élite du pays, tout en gardant la direction.
C’est ce leadership qui se trouve contesté aujourd’hui.

<< 1 2 3
Creative Commons License Fonds d’archives Baulin (http://www.fonds-baulin.org), développé par Résurgences, est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons : Paternité-Pas d’Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France.
Plan du site
Site propulsé par l'Atelier du code et du data, chantier d'insertion numérique