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M. Houphouët-Boigny riposte en "tribalisant" le malaise généralisé. Quelques-uns des enseignants étant d’ethnie bété-groupe traditionnellement hostile aux Baoulés-il proclame que le pays fait face à un "complot" bété. En conséquence, il exige une déclaration publique d’allégeance des cadres bétés de l’armée et du parti. Le lendemain 12 février 1982, officiers généraux-chef d’Etat

major en tête-, hauts fonctionnaires de l’Etat et hiérarques du Parti Démocratique de Côte-d’Ivoire, s’exécutent...


On conçoit que, dans un tel contexte, il eût été difficile pour le Président d’accorder une seconde promotion à M. Bédié qui appartient précisément à l’ethnie baoulé.


D’autant que la source de candidats potentiels à la succession est loin de tarir en dépit de l’avance de M. Bédié sur ses éventuels concurrents et le soutien sans faille apporté par son auguste protecteur.


Ces "challengers" audacieux sont-à ce stade du devenir ivoirien-au nombre de quatre ou cinq.


M. Emmanuel Dioulo sera le dernier concurrent-après MM.Banny, Alliali et Yacé-à entrer en lice. Jeune, dynamique, sans doute le meilleur représentant de la bourgeoisie d’affaires, il fait preuve de beaucoup d’entregent. M.Bédié le considérait alors comme un allié. N’avait-il pas été le deus ex machina de l’élimination de Ph.Yacé, donc de sa propre accession à la présidence de l’Assemblée nationale ?


Pour sa part, M. Dioulo, j’en témoigne, sous-estimait grandement l’impact réel de Konan Bédié. Il se basait notamment sur le fait que celui-ci aurait été amené à verser, à son concurrent au siège de député de Daoukro, un étudiant rentrant de France, la somme de 25 millions de FCFA pour l’amener à se retirer de la compétition.


Dernier élément du tableau, un ancien ministre m’affirmait, à l’époque, que "Bédié, Banny et Dioulo se constituent des trésors de guerre".


La lutte pour la succession sera engagée par Emmanuel Dioulo.
Fin 1982, ses relations sont encore au beau fixe avec l’entourage du président de la République. Il sait que le désir le plus cher de M. Houphouët serait de faire de Yamoussoukro, son

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